«My Name is Margaret Lanterman» (Saison 1, épisode 1)
Il y a 30 ans, Twin Peaks ne s’ouvrait pas par un générique, mais par l’intervention d’un personnage énigmatique et cocasse, qui deviendra plus tard l’un des emblèmes de la série: Margaret Lanterman, alias «la femme à la bûche»!
Personnage intermittent, Margaret Lanterman aura toujours donné l’impression qu’elle en savait plus que les autres par l’intermédiaire de la bûche qu’elle embarque partout et avec qui elle a le privilège de converser. Ses interventions faisaient l’effet de véritables mantras cryptiques invitant Cooper, Truman, Hawk au déchiffrage et à l’analyse souvent abracadabrantesques. La belle idée de Lynch et Frost est d’avoir également impliqué le spectateur dans cette enquête – anticipant 10 à 20 ans auparavant les délires autour de Lost ou Game of Thrones – notamment grâce à ces petites saynètes introductives où «la femme à la bûche» s’adressait directement à nous.
L’étrange Margaret Lanterman personnifiait l’âme de Twin Peaks: le mystère, «de la vie», «de la mort», «de la forêt» qui entoure la ville, comme elle l’indique en préambule du premier épisode. Elle terminait sa mémorable allocution par une phrase à retenir, clef de tout l’univers et de tous les mystères de Twin Peaks: «Laura is the one».

