Génération perdue, de Joel Schumacher (1987)
Génération Perdue (The Lost Boys en anglais) a bien eu un impact considérable sur le film de vampire à sa sortie. L’engin est tout d’abord pensé comme un film large public et non comme un vulgaire film d’horreur qui n’intéressera qu’une poignée de boutonneux assoiffés de goreries. Le réalisateur met ainsi la main sur trois belles gueules des années 80, à savoir celles de Jason Patric, Kiefer Shutherland et Jami Gertz, injecte une dose considérable de second degré et de bouffonneries, et nappe le tout d’une bande son fort appréciée par la génération MTV – avec une reprise de People are strange des Doors. Le résultat est alors des plus jubilatoire: un teen-movie horrifique et très rock’n roll. Originiares de Phoenix, Sam, son frère Michael et leur mère partent vivre à Santa Carla, chez le grand-père. Sous l’allure festive et décontractée de cette ville côtière s’affiche pourtant un taux de criminalité numéro un aux USA, avec une multitude de disparitions inexpliquées. Les motifs? Une bande de bikers vampires! Regarder à nouveau le film en 2004 n’est – malgré tous les bons souvenirs qu’on en gardait – pas aussi plaisant qu’à l’époque. Et ce, pour deux raisons majeures. La première étant que le film paraît beaucoup trop court en comparaison aux autres grands films de vampires (il aurait facilement pu être étalé sur une heure supplémentaire) mais aussi parce que les effets spéciaux et jeux des acteurs sont un peu trop grotesques. Ce qui paraissait alors pour un chef d’œuvre à l’époque semble par conséquent s’être muté en un film de série B… Le côté déjanté des bad-boys et beaux gosses des années 80 reste quant à lui intact et le scénario est toujours aussi croustillant (en ail).