Dracula mort et heureux de l’être, de Mel Brooks (1995)
Après Frankenstein et Robin des bois, Mel Brooks s’attela au milieu des années 90 à une parodie mélangeant le Dracula de Coppola et celui réalisé par Tod Browning en 1931. S’il en reprend certaines séquences (bien évidemment détournées), le cinéaste laisse par ailleurs aller son imagination à de purs délires dont lui seul semble avoir le secret. On retiendra donc, entre autres choses, une ombre obsédée sexuelle, d’étonnantes chorégraphies exécutées par le vampire et ses victimes, de très importantes giclées de sang au moindre coup de pieu, ou bien encore la présence d’Anne Bancroft (Madame Brooks) en bohémienne à la glotte tremblotante. Dans le rôle-titre, l’inénarrable Leslie Nielsen impose de sa superbe, tantôt classe, tantôt hilarant (son visage accolé au corps d’une chauve-souris vaut son pesant d’or), aux côtés d’un Peter MacNicol complètement déjanté, mangeur de sauterelles et divers insectes. À ce jour, le dernier long métrage écrit et mis en scène par Mel Brooks. Un must, largement supérieur aux récents pastiches que l’on nous afflige pourtant de manière régulière.