Vampires de John Carpenter (1998)
Jack Crow est un chasseur de vampires. Apres avoir vu ses parents succomber aux dents acérées de l’un d’entre eux, Crow a consacre sa vie à les chasser dans une traque impitoyable qu’il mène depuis des années en compagnie d’une poignée de mercenaires connus sous le nom de Team Crow. A la demande du cardinal Alba, émissaire du Vatican, Crow et ses hommes partent au Nouveau-Mexique avec pour mission de détecter les nids de vampires et de les détruire. Apres un nettoyage dans une ferme infestée, la Team Crow se fait attaquer par le grand maître des vampires. A la fois film de vampire et western moderne, Vampires opère une alliance comme précédemment Aux frontières de l’aube. Avec une énergie arrachée à la noirceur du script, Big John utilise tous les éléments à sa portée (étendues désertiques, motel vide et miteux, ville abandonnée), les exploite avec une profusion d’effets très ludiques pour créer un univers addictif parce que fascinant et pourri parce que rongé par le mal. Le plaisir qu’il prend à filmer et à rendre hommage à Fulci et Leone assure qu’il n’a rien perdu de sa capacité à inventer des stratagèmes formels et narratifs avec des personnages archétypaux.