Ken Russell, Cristóbal León, Joaquín Cociña, Julia Jackman, Peter Watkins… L’Étrange Festival revient à Clermont pour une 9e édition (et c’est une super nouvelle)

L’Étrange Festival Clermont se tiendra du mardi 3 au mercredi 11 novembre 2026 au cinéma Le Capitole, à Clermont-Ferrand. Pour sa neuvième édition, organisée par l’association La Boîte Noire, le festival défend une nouvelle fois un cinéma singulier, inventif et hors des sentiers battus, à travers neuf jours de projections, d’avant-premières, de films inédits et de séances consacrées au patrimoine cinématographique. En ouverture, Le Sabre des gardiens, film de sabre chinois réalisé par Yuen Woo-ping (qui était également l’ouverture à L’étrange de Paris). Dans les déserts de la Chine impériale, un chasseur de primes escorte un homme recherché par l’Empire, déclenchant une traque ponctuée d’affrontements martiaux spectaculaires. Le film réunit notamment Jet Li, Jing Wu et Nicholas Tse.

Parmi les avant-premières annoncées figure Donkey Princess, conte expérimental d’animation en stop motion des Chiliens Cristóbal León et Joaquín Cociña, dans lequel une princesse traverse des mondes pour retrouver son amour. Autres propositions : Les 100 nuits de Héro de Julia Jackman, conte fantastique autour de la domination patriarcale et du pouvoir des récits, et Lesbian Space Princess, comédie d’animation australienne qui mêle romance queer et science-fiction. Le cinéma d’animation sera aussi représenté par Au cœur des ténèbres, de Rogério Nunes, qui transpose le roman de Joseph Conrad dans un Rio de Janeiro dystopique ravagé par les violences et les milices, ainsi que par Blaise, satire sociale adaptée de la bande dessinée de Dimitri Planchon. Le film suit une famille dysfonctionnelle dont les faux-semblants et les contradictions débouchent sur une improbable croisade adolescente. Les films de patrimoine occuperont également une place importante. Le public pourra notamment découvrir Dementia de John Parker, superbe film noir muet de 1955 à l’atmosphère onirique, EO de Jerzy Skolimowski, fable suivant le périple d’un âne à travers l’Europe, et Monos d’Alejandro Landes, plongée dans le quotidien violent d’un groupe d’adolescents guérilleros. Sont aussi programmés Punishment Park de Peter Watkins, dystopie politique américaine de 1971, et Onibaba de Kaneto Shindo, œuvre japonaise de 1964 mêlant désir, survie et violence. Une soirée consacrée au cinéaste britannique Ken Russell réunira Les Diables, dans sa version intégrale, et Au-delà du réel, sa plongée hallucinatoire dans les états de conscience. Enfin, le festival se clôturera le 11 novembre avec Réveil dans la terreur de Ted Kotcheff, descente aux enfers d’un instituteur pris au piège d’une communauté australienne dominée par l’alcool et la violence. Toutes les infos sont à retrouver ici.

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