Roméo is Bleeding de Peter Medak (1994)
Jack Grimaldi est un flic à la petite semaine doublé d’un escroc. Vendant les secrets de la police au plus offrant, Jack est hanté par l’appel de l’argent. Un appel qui le mènera à la perte de tous ses acquis lorsque Mona Demarkov, une tueuse à gage russe, va le séduire afin d’arriver à ses fins. Jack n’aura alors de cesse de tenter de rattraper ses bourdes et de sauver son mariage trahi alors que les cadavres s’accumulent autour de lui. Inspiré d’une chanson de Tom Waits et scénarisé par Hilary Beth Henkin (Beauté fatale), voilà une œuvre qui marque l’apogée de la carrière du réalisateur Peter Medak qui joua ici de génie, dépeignant la descente aux enfers de plus en plus claustro du personnage interprété par un Gary Oldman magistral et touchant, pris au piège de sa propre humanité défaillante. Une œuvre à la noirceur poisseuse et envoûtante, à l’image des jambes d’une Lena Olin mante religieuse. Difficile de ne pas verser sa petite larme à chaque fois que le finale approche comme une lame de guillotine.