GÉRARD DELORME: «Possession est d’une densité incroyable, presque suffocante»
«Je l’ai découvert avec un mélange assez logique d’attirance et de répulsion. La texture abrasive et inconfortable de son cinéma incitait à s’y intéresser pour en dégager les intentions louables: refus de la médiocrité, quête de spiritualité, éloge de l’engagement, qui n’évitait pas toujours l’esprit de sérieux, malgré un sens de l’humour désespéré. Sans oublier cette intransigeance toujours admirable mais suspecte. J’ai toujours gardé une certaine distance. Mon film préféré de Zulawski reste Possession. Fable maritale sur fond de guerre froide, le film est d’une densité incroyable, presque suffocante, si chargé d’idées qu’on a envie d’y retourner immédiatement, avant d’hésiter: ça fait quand même très mal.»

