Le réalisateur kazakh Adilkhan Yerzhanov fera son retour sur la scène internationale avec son nouveau long métrage Turgaud, qui sera présenté en première mondiale à la Berlin Critics’ Week, section parallèle de la Berlinale. D’une durée de 124 minutes, ce néo-western contemporain, tourné au Kazakhstan, s’inscrit dans la continuité de l’œuvre politique et morale du réalisateur de l’excellent Cadet. Fidèle à son style, Yerzhanov y explore des univers sociaux sombres, des personnages moralement ambigus et des mécanismes de pouvoir et de violence, à travers une narration mêlant allégorie politique et réalisme local. L’intrigue suit Beka, garde du corps professionnel chargé de protéger un chef du crime local. L’arrivée d’un tueur à gages dans la ville le confronte à un dilemme impossible : rester loyal à son employeur ou laisser la justice suivre son cours. La situation se complique lorsqu’il tombe amoureux de l’assassin, mettant à l’épreuve son sens du devoir, sa loyauté et ses certitudes morales. Selon le réalisateur, Turgaud est une réflexion sur la loyauté, la responsabilité et le compromis moral. Le titre fait référence à une tradition d’Asie centrale désignant des gardes du corps liés par un serment d’allégeance absolue, servant ici de cadre symbolique pour interroger l’obéissance et la complicité face au pouvoir. Le film est porté par une distribution réunissant Berik Aytzhanov, Anna Starchenko, Kuantai Abdimadi, Daniyar Alshinov et Dias Baituov. La photographie est signée Yerkinbek Ptyraliyev et les décors sont conçus par Yermek Utegenov, collaborateurs réguliers du cinéaste.
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