Halloween est le moment idéal pour retourner dans les zones les plus obscures du cinéma : celles où le réel se fissure, où les corps se transforment, où les liens amoureux deviennent des pièges et où les monstres les plus terrifiants ne ressemblent pas toujours à des monstres. Pour composer cette sélection, nous avons pioché dans les critiques, les coups de foudre et les tops annuels de Chaos, avec une envie simple : réunir vingt films soutenus par la rédaction au moment de leur sortie qui font de l’horreur bien davantage qu’une affaire de sursauts.

Under the Skin, de Jonathan Glazer (2013)
Avec Under the Skin, l’horreur se débarrasse de presque tous ses repères habituels. Une extraterrestre incarnée par Scarlett Johansson arpente les rues de Glasgow, attire des hommes dans son sillage et les conduit vers un destin dont le film ne dévoile que progressivement la nature. Jonathan Glazer transforme cette prémisse en une expérience sensorielle hypnotique : paysages gris, visages ordinaires, musique dissonante et séquences où le corps humain devient une énigme. Plus l’héroïne observe les êtres qu’elle chasse, plus la frontière entre prédatrice et proie se trouble. Le film questionne notre rapport à l’apparence, à la sexualité et à l’humanité, tout en conservant une étrangeté radicale. Un des grands chefs-d’œuvre de la décennie passée, sinon du siècle en cours.

It Follows, de David Robert Mitchell (2014)
Ici, la menace est d’une simplicité terrifiante : après une rencontre sexuelle, une jeune femme apprend qu’une entité peut désormais la suivre sans relâche. Elle peut prendre l’apparence de n’importe qui, avancer lentement et surgir au milieu d’une foule ou dans le cadre familier d’une maison. Elle ne s’arrête jamais. David Robert Mitchell transforme cette idée en une remarquable mécanique de paranoïa, jouant sur les arrière-plans, les silhouettes lointaines et l’incertitude permanente. Chaque promenade devient une possible scène de terreur ; chaque inconnu, une menace potentielle. Mais derrière le dispositif surnaturel se dessine aussi un film sur l’adolescence, le désir, la vulnérabilité et la peur de grandir. Quelque part entre la malédiction de Ring et l’angoisse suburbaine de Halloween.

The Neon Demon, de Nicolas Winding Refn (2016)
Los Angeles est ici un purgatoire de néons, de miroirs et de visages parfaits. Une jeune mannequin fraîchement arrivée dans la ville, attire l’attention par sa beauté et son apparente innocence. Mais dans l’univers de la mode imaginé par Nicolas Winding Refn, la beauté est moins un don qu’une ressource à convoiter, à dévorer et, finalement, à posséder. Le réalisateur pousse son esthétique stylisée jusqu’à l’hallucination : couleurs saturées, musique synthétique, compositions glaciales et irruptions d’une violence qui fait basculer le conte de fées dans le cauchemar. The Neon Demon ne cherche pas à rassurer ni à se conformer aux attentes du film d’horreur classique ; il cultive au contraire son étrangeté et son pouvoir de fascination. À sa sortie, nous l’avions décrit comme un « objet foudroyant et clivant, programmé pour être adoré ou détesté ». Pour Halloween, c’est le choix parfait pour celles et ceux qui aiment les films où le beau devient inquiétant, où l’artifice se change en menace et où chaque image semble dissimuler quelque chose de monstrueux.

The Strangers, de Na Hong-jin (2016)
Dans un village isolé de Corée du Sud, une série de morts violentes et de comportements inexplicables plonge la communauté dans la panique. Un policier ordinaire, peu préparé à affronter l’inexplicable, se retrouve entraîné dans une enquête où se croisent rumeurs, possession, rites religieux et forces obscures. Na Hong-jin construit un récit volontairement labyrinthique, passant du polar à la comédie noire, puis à une horreur mystique qui semble engloutir toute possibilité de comprendre ce qui se déroule. Chaque nouvelle révélation soulève davantage de questions, et le spectateur est contraint de douter de tout : des témoins, des croyances, des apparences et même de sa propre interprétation. Cette incertitude fait la puissance du film, qui transforme le mal en une présence diffuse, impossible à circonscrire. Le résultat figure dans les listes marquantes du dossier décennal. C’est une proposition idéale pour une soirée d’Halloween où l’on veut s’immerger dans une horreur ample, déroutante et profondément inquiétante plutôt que dans une simple succession de scènes choc.

Hérédité, d’Ari Aster (2018)
Le cauchemar d’Hérédité commence avec la mort d’une grand-mère et se propage au cœur d’une famille déjà fragilisée par les secrets, le deuil et les rancœurs. Une artiste spécialisée dans les miniatures tente de maintenir un semblant d’équilibre domestique tandis que des événements de plus en plus inquiétants bouleversent son quotidien. Ari Aster orchestre cette descente aux enfers avec une précision presque clinique : chaque détail, chaque geste et chaque élément du décor semble annoncer une catastrophe. Le film refuse les conforts habituels du genre et fait de la cellule familiale un lieu d’enfermement où la douleur intime devient la porte d’entrée d’une horreur plus vaste. Dans notre critique à la sortie, nous considérions le premier long métrage d’Aster comme « ce qui s’est fait de plus innovant depuis It Follows« . La formule résume bien l’importance du film : une œuvre qui renouvelle le film de possession en l’ancrant dans le traumatisme, la fatalité et les mécanismes de la famille. Pour Halloween, c’est l’un des incontournables absolus de cette sélection.

Koko-di Koko-da, de Johannes Nyholm (2019)
Un couple endeuillé part camper dans la forêt, espérant peut-être retrouver un peu de paix après une tragédie. Mais cette escapade se transforme en une boucle cauchemardesque, peuplée de personnages grotesques et de scènes qui semblent rejouer sans fin la même violence. Johannes Nyholm mêle prises de vues réelles, animation et imagerie de conte macabre pour construire un film aussi cruel qu’insaisissable. L’horreur ne vient pas seulement de ce qui arrive aux personnages, mais de l’impression d’être enfermé dans une répétition dont aucune issue ne paraît possible. Le film oscille entre le burlesque, le surréalisme et le cauchemar, avec une étrangeté qui le distingue des productions horrifiques plus conventionnelles. Koko-di Koko-da s’adresse à celles et ceux qui veulent découvrir une forme d’horreur plus expérimentale, où le rire se coince dans la gorge et où le deuil prend les contours d’un conte cruel.

Midsommar, d’Ari Aster (2019)
Après les ténèbres familiales d’Hérédité, Ari Aster déplace l’horreur en plein jour. Dani, encore meurtrie par un drame personnel, accompagne son compagnon et ses amis dans un village suédois où se déroule une célébration traditionnelle. Sous les fleurs, les chants et la lumière presque irréelle du soleil de minuit se cache une communauté régie par des rites de plus en plus inquiétants. La force de Midsommar tient à ce contraste : les images sont lumineuses, les paysages semblent accueillants, mais chaque cérémonie fait basculer un peu plus le voyage vers l’insoutenable. Aster fait aussi du film une étude des relations toxiques et du besoin d’appartenance, dans laquelle la terreur collective répond à une détresse intime. Quelque chose comme un drame bergmanien doublé d’un trip psychédélique sidérant ». Le film a en outre remporté la Palme du Chaos 2019.

The Empty Man, de David Prior (2020)
David Prior part d’une enquête sur la disparition de jeunes gens et entraîne son protagoniste dans un univers où légendes urbaines, société secrète et croyances occultes s’entremêlent. Le film se distingue par son ampleur narrative et ses changements de registre : ce qui ressemble d’abord à une enquête policière devient progressivement une plongée dans un cauchemar métaphysique. Sa durée inhabituelle lui permet de prendre des détours, d’installer des atmosphères contradictoires et de faire grandir une inquiétude qui dépasse largement la simple figure du monstre. Lors de sa sortie, on a défendu sa « singularité et sa noirceur », en dénonçant la manière dont sa sortie a été traitée comme celle d’un banal produit horrifique.

The Innocents, d’Eskil Vogt (2021)
Un été, dans un ensemble résidentiel bordé par la forêt, plusieurs enfants découvrent qu’ils possèdent des capacités extraordinaires. Ce qui pourrait commencer comme un jeu devient une expérimentation inquiétante, car ils testent leurs pouvoirs sans comprendre pleinement les conséquences de leurs actes. Eskil Vogt choisit le point de vue des enfants et refuse de simplifier leur rapport au bien et au mal. Le film installe sa terreur dans les gestes ordinaires, les jeux silencieux et les petits détails qui prennent soudain une signification sinistre. Il ne cherche pas à transformer ses jeunes protagonistes en monstres caricaturaux : son idée la plus dérangeante est que la cruauté peut naître d’une curiosité encore dépourvue de conscience morale. On a résumé cette ambiguïté par une formule : « candeur et maléfice ». À la frontière du drame psychologique, du fantastique et de l’horreur, The Innocents est un choix idéal pour celles et ceux qui apprécient une peur froide, progressive et profondément inconfortable, où l’innocence elle-même devient suspecte.

Men, d’Alex Garland (2022)
Après un événement traumatique, une femme se retire dans la campagne anglaise pour tenter de se reconstruire. Mais la nature paisible et les ruines anciennes qui l’entourent deviennent progressivement le théâtre d’une expérience de plus en plus oppressante. Alex Garland construit Men comme un conte folklorique contemporain, où la peur prend la forme d’une menace qui se répète, se transforme et semble contaminer tout l’environnement. Le film associe horreur psychologique, symbolisme religieux et body horror dans une montée en puissance qui refuse de livrer une interprétation unique. Sa représentation de la violence masculine et du traumatisme est volontairement frontale, parfois déroutante, et son dernier acte laisse des images difficiles à oublier. Dans le cadre d’une sélection d’Halloween, Men forme un prolongement naturel à Hérédité et Midsommar : comme chez Ari Aster, le folklore n’est pas un simple décor, mais une manière de donner corps à des peurs intimes et collectives. Parfait pour celles et ceux qui préfèrent les films qui divisent, dérangent et continuent de susciter des interprétations après la projection.

Deadstream, de Joseph et Vanessa Winter (2022)
Pour Halloween, il faut aussi un film qui fasse hurler de peur avant de faire rire de ses propres excès. Deadstream suit un vidéaste en quête de rédemption médiatique qui décide de passer la nuit dans une maison réputée hantée, caméra allumée et audience en direct. L’idée tourne rapidement au désastre : les phénomènes surnaturels se multiplient, et l’influenceur découvre que ses astuces de mise en scène ne lui seront d’aucun secours face aux véritables dangers. Joseph et Vanessa Winter exploitent les codes du found footage et de la culture du streaming pour bâtir une comédie horrifique nerveuse, où l’ego du protagoniste devient aussi drôle que pénible. On a salué sa capacité à « faire peur et faire rire à la même cadence ». Une recommandation particulièrement efficace pour une soirée entre amis.

Les Chambres rouges, de Pascal Plante (2023)
Une jeune femme aussi méthodique qu’énigmatique assiste aux audiences d’un homme accusé de meurtres sordides, tandis que son intérêt pour l’affaire semble dépasser la simple curiosité. Pascal Plante refuse de montrer directement les atrocités qui hantent son récit : c’est justement ce retrait qui rend le film si glaçant. En laissant l’imagination du spectateur combler les vides, il interroge la consommation de la violence, l’obsession numérique et la frontière trouble entre fascination et complicité. Au moment de la sortie, on avait écrit que le film « parvient à créer la surprise en prenant à revers tout ce qu’on pouvait attendre d’un film choc ». Ce thriller n’est pas de l’horreur au sens traditionnel, mais il a pleinement sa place dans un dossier d’Halloween consacré aux formes contemporaines du cauchemar.

Speak No Evil / Ne dis rien, de Christian Tafdrup (2023)
Et si la politesse devenait la pire des malédictions ? Dans Ne dis rien (Speak No Evil, l’original, oubliez le remake), un couple danois rencontre une famille néerlandaise pendant les vacances et accepte, quelques mois plus tard, son invitation à passer un week-end dans sa maison isolée. Ce qui commence comme un séjour un peu gênant se transforme progressivement en une expérience d’une cruauté sidérante : face aux comportements de plus en plus déplacés de leurs hôtes, les invités préfèrent minimiser leur malaise plutôt que risquer une confrontation. Le réalisateur Christian Tafdrup tire toute l’horreur de cette incapacité à dire non, de ces petites concessions sociales qui finissent par enfermer les personnages dans un piège dont ils perçoivent pourtant les contours. La tension monte avec une précision redoutable, jusqu’à un dénouement d’une brutalité glaçante. Âmes sensibles, fuir…

Chime, de Kiyoshi Kurosawa (2024)
Un professeur de cuisine entend un son étrange, semblable à un carillon, dont l’origine semble échapper à toute explication. À partir de ce détail presque insignifiant, Kiyoshi Kurosawa installe une angoisse qui s’infiltre lentement dans les gestes les plus ordinaires. Les cours continuent, les conversations se poursuivent, mais quelque chose s’est déréglé : les sons, les visages et les comportements deviennent progressivement suspects. Avec Chime, le cinéaste japonais retrouve cette façon unique de transformer la banalité en menace, sans recourir à des explications trop commodes ni à une surenchère d’effets. Le film est court, mais son pouvoir de contamination est considérable. On a salué un « fabuleux retour à l’angoisse » et loué l’art du réalisateur, capable de faire surgir l’inquiétude par un simple changement de lumière, un reflet ou un son. Pour Halloween, c’est une proposition parfaite pour les amateurs d’horreur atmosphérique : un cauchemar minimaliste qui démontre qu’un bruit entendu au mauvais moment peut suffire à rendre le monde entier inquiétant.

The Substance, de Coralie Fargeat (2024)
Elizabeth Sparkle (Demi Moore), ancienne star devenue animatrice d’une émission de fitness, voit sa carrière menacée par l’obsession de l’industrie pour la jeunesse. Une mystérieuse substance lui promet une nouvelle version d’elle-même, plus jeune et plus séduisante, à condition de respecter des règles strictes. Mais ce pacte avec le corps parfait se transforme en une spirale de dépendance, de rivalité et de destruction. Coralie Fargeat pousse le body horror dans ses retranchements, mêlant satire du star-system, critique des injonctions faites aux femmes et spectacle gore volontairement excessif. Le film ne se contente pas de choquer : il fait du corps un champ de bataille où s’affrontent désir, vieillissement et haine de soi. On y a vu un « conte de fées morbide sur Hollywood », soulignant le plaisir singulier provoqué par ce spectacle de cinéma bis. Le film a également remporté la Palme du Chaos des lecteurs en 2024.

Terrifier 3, de Damien Leone (2024)
Le clown Art revient semer la terreur, cette fois dans une ambiance de fêtes de fin d’année qui contraste délicieusement avec l’horreur de ses actes. Damien Leone assume la démesure de sa franchise : maquillages élaborés, effets pratiques sanglants et scènes conçues pour pousser les limites du supportable. Mais Terrifier 3 ne se réduit pas à une succession de sévices. Le film élargit l’univers de la saga, donne davantage de place à ses personnages récurrents et cultive une iconographie macabre qui fait d’Art le Clown une figure déjà emblématique du cinéma gore contemporain. On a présenté ce troisième volet, interdit aux moins de 18 ans, comme « un spectacle à la violence toujours démesurée », tout en soulignant les ambitions grandissantes de la série. Pour une soirée d’Halloween où l’on veut tester sa résistance aux effets spéciaux et retrouver l’esprit des séances d’horreur extrêmes, Art le Clown reste un invité de choix.

Bring Her Back (Substitution), de Danny et Michael Philippou (2025)
Après La Main, les frères Philippou poursuivent leur exploration d’une horreur profondément physique, émotionnelle et inconfortable. Dans Bring Her Back, deux enfants sont accueillis par une femme dont le comportement devient progressivement inquiétant. Derrière l’apparente promesse d’un nouveau foyer se dessine une histoire de deuil et de traumatisme où les gestes de tendresse peuvent dissimuler une violence terrible. Le film joue sur les ruptures de ton, les scènes choc et l’intensité de ses interprétations, en particulier celle de Sally Hawkins, qui compose un personnage aussi pathétique qu’effrayant. Le plus intéressant est la manière dont l’horreur se nourrit d’une douleur humaine réelle : le film ne cherche pas seulement à provoquer le dégoût, mais à rendre palpable la détresse qui anime ses personnages. On a évoqué « un art du malaise et de la rupture de ton » et insisté sur l’alliance du mélo cru et de l’horreur poisseuse. C’est l’un des choix les plus éprouvants de cette sélection.

The Ugly Stepsister, d’Emilie Blichfeldt (2025)
Et si le conte de Cendrillon était raconté du point de vue de celle que l’histoire a condamnée au rôle de méchante ? Emilie Blichfeldt revisite le récit en suivant Elvira, jeune femme qui rêve d’échapper à sa condition et de conquérir le prince, quitte à transformer son propre corps pour correspondre aux idéaux de beauté qui lui sont imposés. La réalisatrice mêle conte cruel, satire sociale et body horror, dans un univers où les transformations physiques deviennent autant de supplices que de promesses. Le film trouve sa singularité dans sa façon de donner une épaisseur à son héroïne sans masquer la violence de ses ambitions ni celle du monde qui l’entoure. On l’a qualifié de « délicieux bonbon pop empoisonné », formule qui résume parfaitement son mélange de couleurs séduisantes, d’humour noir et d’images répugnantes.

Together, de Michael Shanks (2025)
Que se passe-t-il lorsque l’expression « ne faire qu’un » cesse d’être une métaphore romantique pour devenir une réalité physique ? Together suit un couple dont la relation se trouve bouleversée par un phénomène surnaturel qui semble rapprocher leurs corps contre leur volonté. Michael Shanks transforme les tensions ordinaires de la vie à deux en une expérience de body horror à la fois grotesque, drôle et douloureuse. Le film fait de la dépendance affective une force presque biologique : aimer, c’est parfois vouloir se rapprocher jusqu’à perdre sa propre identité. Dave Franco et Alison Brie donnent une présence convaincante à ce duo qui tente de préserver son individualité alors que leurs corps semblent avoir d’autres projets. Pour nous, « une vraie révélation, body horror tordu et romantisme fou ».

Obsession, de Curry Barker (2026)
Curry Barker transforme un fantasme amoureux en cauchemar moral. Bear, jeune homme incapable d’avouer ses sentiments à Nikki, une collègue dont il est secrètement amoureux, formule un vœu grâce à un mystérieux talisman : devenir la personne la plus importante au monde aux yeux de la jeune femme. Son souhait se réalise presque instantanément, mais l’amour qu’il obtient n’a plus rien de naturel. À mesure que Nikki se montre de plus en plus dévouée, cette romance rêvée révèle son envers monstrueux : que vaut le consentement lorsque les sentiments de l’autre ont été manipulés ? Barker fait monter l’angoisse par ruptures brutales, alternant scènes de malaise, humour grinçant et irruptions d’une horreur physique particulièrement dérangeante. Le film prolonge ainsi une réflexion sur les relations toxiques et les fantasmes de possession, tout en mettant à nu les contradictions de son protagoniste. On y a vu « un super condensé de la production horrifique chaos de ces dix dernières années ».


