NOS FILMS PRÉFÉRÉS DE 2020

GUILLAUME CAMMARATA

Ema de Pablo Larraín
C’est très beau, très intense, très queer. Ça parle de mouvement et de stagnation, d’erreurs et de pardons, de vengeance et de réconciliation, de danse et de peur, de tout et de rien. La plus belle transe sonore et visuelle vue cette année sur un écran de cinéma. Ce genre de déflagration qu’ici nous aimons résumer en un mot: CHAOS

Je veux juste en finir de Charlie Kaufman
Une étude fascinante des étapes de la dépression et de la solitude affective. Le genre de film qui reste dans un coin de votre tête longtemps après visionnage et qui continue à infuser son angoisse désespérée. En prime une leçon de mise en scène, totalement folle et monstrueuse par un cinéaste au sommet.

Le diable, tout le temps de Antonio Campos
Ce n’est pas en visionnant ce film, plus sombre que la nuit, que vous allez vous sentir plus léger. Mais entre un casting cinq étoiles et une narration hypnotique à l’intérêt toujours relancé, ces 2h15 en enfer vous sembleront trop courtes. Noir c’est noir, comme disait Johnny et ici il n’y a vraiment (mais alors vraiment) plus aucun espoir.

The Third Day: Autumn de Dennis Kelly & Felix Barrett
Personne ne s’attendait à ça et c’est probablement pour cette raison que le choc fut aussi fort. Pour les chanceux qui ont suivi cet épisode/rituel en live se construisant au fur et à mesure, 12h durant, l’effet de sidération doit encore vous procurer, en y repensant, des frissons de jouissance. Une démonstration d’un nouveau cinéma mutant en temps réel qui ouvre tout un nouveau champ des possibles. Il fallait juste y penser et laisser opérer la magie collective, c’est désormais chose faite et tous ceux qui viendront après devront conjuguer avec lui.

Bronx de Olivier Marchal
Un film bourré de testostérone, mal filmé, mal monté où rares sont les dialogues qui se terminent sans le mot «enculé» ou autre allusion à la sodomie. Cette fascination pour l’orifice anal transforme ce sommet de mauvais goût en un film de trou du cul presque essentiel qui résume parfaitement 2020: une année de merde.

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