Réalisée au cours des années 1980 par Robert Vincent O’Neil (Blood Mania) puis Tom DeSimone (Une nuit infernale), la trilogie Angel, racontant la double vie d’une adolescente de 15 ans (lycéenne modèle le jour, prostituée officiant sur Hollywood Boulevard la nuit venue), a réellement marqué le cinéma d’exploitation US. A (re)voir en Blu-ray.
Angel, c’est cette superqueen qui, façon Charles Bronson sans la grosse moustache, traque les tueurs en série, la mafia, les trafiquants sexuels… Et leur en fait voir de toutes les couleurs. Pour les bisseux purs et durs, c’est une star des années 80 au coeur de trois vigilante movie pas piqués des hannetons, à ranger dans la catégorie « au-delà du bien et du mal » et qui, s’ils sortaient aujourd’hui (façon de parler), seraient crucifiés sur l’autel du politiquement correct. Au moins, revoir ces films de mauvais goût a l’immense qualité de remettre un peu de désordre et d’impureté dans ce monde en quête de pureté et de transparence. De là à vous les vendre comme du Orson Welles, ce serait ajouter à la putasserie. Mais chacun s’accordera avec sa mauvaise conscience, regardant ces aberrations racoleuses avec un sens très relatif du péché. Dans Angel premier du nom (1984), Molly Stewart, 15 ans (Donna Wilkes, en réalité la vingtaine tassée), abandonnée par ses parents et livrée à elle-même dans ce monde dégueulant de dégueulasseries, mène une double vie: lycéenne modèle le jour, elle devient à la nuit tombée Angel, une prostipute officiant sur Hollywood Boulevard. Elle vit un peu comme dans un Abel Ferrara ou un Frank Hennenlotter, sous l’aile protectrice d’un vieux cowboy à la retraite maniant la gâchette avec dextérité et d’un ami travesti bagarreur. Tout bascule lorsqu’un dangereux tueur en série fait son apparition dans les rues de Los Angeles et assassine sauvagement ses amies. Pas de quoi faire flipper la Angel qui, du haut de ses 15 ans, va devenir une justicière dans la ville avec son Magnum .45.
Face aux gros yeux des spectateurs et des professionnels de la profession, l’envie de faire une suite était aussi évidente qu’indispensable. Ainsi, dans l’ultra-con Angel 2: la vengeance (1985), la superqueen est désormais étudiante en droit et a définitivement tiré un trait sur son passé de prostituée. Son seul lien avec cette époque révolue est l’homme qui lui a sauvé la vie il y a quatre ans et dont elle est restée très proche. Lorsque ce dernier se fait assassiner en service, Molly décide de redevenir Angel pour partir à la recherche du meurtrier. Enfin, dans le terminal Angel 3: le chapitre final (1988), Molly Stewart est installée à New York où elle est photographe. Lors d’un vernissage, elle croit reconnaître parmi la foule sa mère disparue. Après avoir obtenu quelques informations sur cette femme, Molly décide de la confronter et s’envole pour Los Angeles. Sa mère lui apprend que sa petite soeur dont elle ignorait l’existence, court actuellement un grand danger. Le soir même, la sista est retrouvée morte et Molly de redevenir une dernière fois Angel. Entre deux interventions d’éditorialistes néo-épidémiologistes sur nos chaînes d’informations en boucle, qui nous rappellent un présent déserté de grâce et de lueur, ces ravissantes conneries, exhumées du passé, sont à recommander aux âmes dépressives tant elles sont parfaitement salvatrices pour le moral (et nos zygomatiques).
Suppléments sur Angel (1984)
A la découverte d’un ange (30 mn). Un entretien avec le coscénariste et réalisateur Robert Vincent O’Neil.
Jouer sur les deux tableaux (12 mn). Un entretien avec l’actrice Donna Wilkes.
Rencontre fortuite (17 mn). Un entretien avec le coscénariste Joseph Cala.
Le thème d’Angel (10 mn). Un entretien avec le compositeur Craig Safan.
Scènes coupées et chutes (7 mn)
Bande-annonce.
Sur Angel 2: la vengeance (1985)
A la poursuite d’un ange (9 mn). Un entretien avec le coscénariste et réalisateur Robert Vincent O’Neil et le coscénariste Joseph Cala.
Enfant de la balle (10 mn). Un entretien avec l’actrice Betsy Russell.
BA
Sur Angel 3: le chapitre final (1988)
Juste la BA.
3 BD • MASTERS HAUTE DÉFINITION • 1080/23.98p • ENCODAGE AVC
Version Originale DTS-HD MA 2.0 / Version Française DTS-HD MA 1.0 • Sous-Titres Français • Format 1.85 respecté • Couleurs • Durée Totale des Films : 286 mn
Sortie le 28 avril 2021

