Sara fait partie d’une famille de vampire et n’assume guère ses origines : quand elle ne joue pas du Vivaldi sur des parkings, elle passe son temps à siroter des poches de sang dans l’espoir de ne jamais tuer un humain de ses propres crocs. Alors que ses parents, exaspérés, tentent tant bien que mal de la pousser au crime, la jeune vampire rencontre un freluquet suicidaire: probablement une aubaine pour elle…
Deux mois après Les chambres rouges, un autre film de genre from Québec fait son apparition: Vampire humaniste cherche suicidaire consentant raconte déjà tout dans son titre, et surligne par là même son principal défaut, à savoir son manque conséquent de surprises. Après une irrésistible introduction où des parents à dents longues s’inquiètent pour leur petite vampire flippée par la violence, on se calme, on sourit moins, et tout se déroule sans accrocs. La vampire indolente va croiser un petit blondinet palot au bord du gouffre, ça crushe, et on devine bien vite qu’elle ne le mettra pas à son menu de minuit. Esthétiquement capable, débordant de charme, le premier long d’Ariane Louis-Seize confirme encore une fois que le mythe du vampire a besoin d’un vrai coup de boost pour réellement passionner. Ici, le ton tragi-comique et décomplexé évoque autant Only lovers left alive de Jim Jarmusch que la série What we do in the shadows, mais hélas sans la démesure ni les fous rires. N’en reste qu’une petite chose mignonne et sans grande conséquence. J.M.
20 mars 2024 en salle | 1h 30min | Comédie, Epouvante-horreurDe Ariane Louis-Seize | Scn Ariane Louis-Seize, Christine Doyon Avec Sara Montpetit, Félix-Antoine Bénard, Steve Laplante |
20 mars 2024 en salle | 1h 30min | Comédie, Epouvante-horreur


