Quels sont les films vus, critiqués, aimés (et moins aimés) par la rédaction chaos en 2026… pour le moment ? Pour le savoir, il suffit de faire un tour sur notre page Letterboxd où tous les longs métrages vus en festival, en VOD et en salles depuis le début de l’année sont référencés et classés par ordre de préférence. Une bonne manière de savoir ce que nous avons collectivement aimé, voire adoré. Voici donc les 5 must-see à voir.

1. Notre Salut d’Emmanuel Marre
Le miroir est ainsi tendu sur notre époque, où nous aussi, potentiels Henri, ne pouvons nous permettre de flotter, au risque de voir revenir le fascisme. L’horreur n’est pas à trouver dans l’altérité, elle se niche dans les détails du réel proche.
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2. Obsession de Curry Barker
On a tout simplement l’impression de voir un super condensé de la production horrifique chaos de ces dix dernières années, du cinéma d’Ari Aster en passant par celui des frères Philippou ou de Parker Finn, sans oublier les apports discrets mais bien réels au genre d’un Nathan Fielder ou d’un Tim Robinson. Soit un petit classique chaos instantané.
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3. Les Échos du passé de Mascha Schilinski
Sous le vernis spectaculaire, il faut envisager Les Échos du passé pour ce qu’il est souterrainement : un film d’horreur dévastateur et qui laisse en miettes. Car, au fond, il s’agit bien là d’une histoire de maison hantée, un film peuplé de fantômes suicidés et sacrifiés, sorte de Chute de la Maison Usher féministe qui dévoile des choses que l’on ne voit pas ailleurs.
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4. Pillion de Harry Lighton
Il va sans dire que Lighton a autre chose à faire que de se moquer ou de pointer du doigt les rites dom/sub auxquels on assiste : à l’inverse, le film se révèle troublant, observant avec attention le mélange de plaisir et de confusion qui agite son personnage principal. Point de diabolisation ou de moquerie dans le regard sur ces pratiques qui paraîtront comme beaucoup très « autres », entre les scènes de luttes domestiques et les pique-niques sodo au grand air. Le BDSM n’est pas le problème, mais ce qu’on en fait…
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5. PonyGirls666 d’Enguerrand Jouvin
Oui, on nage dans du AB Productions gangrené par du Lars Von Trier : PonyGirls666 ne se veut pas au bord de la catastrophe, il veut la provoquer, l’incarner. Chaque séquence est étirée jusqu’à l’épuisement, le rire et la gêne en communion. Des échappées bizarroïdes, dont une scène de gifle lynchienne en diable, viennent parasiter le feuilleton zinzin jusqu’au point d’orgue : une rencontre mi-angélique, mi-satanique sur le dancefloor, qui donne l’impression de sombrer dans la démence. Vous n’avez jamais vu ça. Et ce n’est, répétons-le, qu’un seul épisode de cette saga zinzin…
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