Publié sous le nom de Los Hermanos, Quetzal appartient à l’un des projets issus de l’entourage d’Underground Resistance. Los Hermanos est fondé à Detroit autour de Gerald Mitchell et DJ Rolando, auxquels se joignent ensuite d’autres musiciens et producteurs. Le projet cherche notamment à faire dialoguer la techno de Detroit avec les rythmes et les sensibilités latines, dans le prolongement du travail de Rolando sur Jaguar. Quetzal en est une illustration particulièrement accessible : une ligne de basse souple, des stabs synthétiques, des cordes mélodiques et une boucle de batterie funky, ponctuée de cloches qui rappellent les productions de Derrick May.
Le morceau figure sur On Another Level, le premier album de Los Hermanos, publié en 2004. À cette période, le groupe réunit notamment Gerald Mitchell, DJ Rolando, Dan Caballero et Santiago Salazar. Mitchell, déjà actif au sein d’Underground Resistance, joue un rôle central dans la production du projet. Son approche mêle les synthétiseurs de la techno de Detroit à des influences funk, soul et gospel, tandis que Rolando apporte son intérêt pour les rythmes et les sonorités latines. Quetzal résume assez bien cette rencontre : la structure reste celle d’une techno de club, mais la mélodie et les arrangements lui donnent une chaleur inhabituelle.
La face B, Tescat, propose une version plus sèche de cette formule. Les synthétiseurs y sont davantage modulés, les samples apparaissent progressivement et la rythmique gagne une dimension presque tribale, tout en conservant les détails caractéristiques de la production de Detroit : breaks, roulements inversés et jeux sur les silences.
Quetzal et Tescat montrent ainsi les deux versants de Los Hermanos : une techno mélodique et immédiatement lisible d’un côté, une approche plus minimale et rythmique de l’autre. Après le départ de Rolando, Los Hermanos poursuivra son activité principalement sous la direction de Gerald Mitchell, qui en fera à la fois un projet de production, un label et un groupe live.



