« Clayface » : Warner Bros. transforme un méchant DC en héros de film d’horreur

Warner Bros. mise sur un mélange entre film d’horreur et super-héros avec Clayface, nouveau long métrage consacré à l’un des personnages les plus monstrueux de l’univers DC. Réalisé par James Watkins et écrit par Mike Flanagan et Hossein Amini, le film doit sortir en salles chez nous le 21 octobre et aux États-Unis le 23 octobre, juste avant Halloween. Le personnage de Clayface, célèbre pour sa peau d’argile et ses capacités à changer de forme, est incarné par Tom Rhys Harries. Le film imagine une nouvelle origine pour le personnage en le transformant en acteur hollywoodien dont l’ascension fulgurante est brutalement interrompue par la mafia locale. Matt Hagen, ancien enfant des rues de Gotham devenu vedette de cinéma, est défiguré après avoir été victime des agissements d’un puissant chef criminel. Abandonné par son équipe et privé de tout, il se tourne alors vers un traitement médical expérimental capable de lui rendre miraculeusement son apparence. Mais cette transformation a également des conséquences sur son esprit. Sa perception de la réalité se détériore progressivement et sa quête de vengeance le conduit sur une trajectoire de plus en plus destructrice. Le casting comprend également Naomi Ackie, David Dencik, Max Minghella, Eddie Marsan, Nancy Carroll et Joshua James.

Clayface constitue surtout l’une des premières illustrations concrètes de la volonté de James Gunn de faire du nouvel univers DC un espace capable d’explorer des genres très différents. Le patron de DC Studios avait rapidement donné son feu vert au projet, malgré la relative discrétion du personnage auprès du grand public. La raison principale était le scénario imaginé par Mike Flanagan, qui proposait de réaliser un véritable film de super-héros horrifique. Gunn avait expliqué en 2025 que Clayface serait « complètement différent » des autres productions DC et, surtout, « un véritable film d’horreur ». Le projet doit ainsi permettre au nouveau DC de ne pas reproduire systématiquement la même formule d’un film à l’autre. Pour Gunn, chaque réalisateur et chaque scénariste doit pouvoir imposer sa propre sensibilité et son propre univers. Cette volonté de diversité constitue l’un des principes affichés du nouvel univers cinématographique DC. Gunn veut notamment éviter que tous les films adoptent un style identique et soient perçus comme des variations autour de Superman. L’objectif est au contraire de multiplier les approches afin de surprendre le public et de renouveler le genre super-héroïque. Après le lancement de cet univers avec Superman l’année dernière, 2026 doit marquer une étape importante dans sa construction.

Outre Clayface et Supergirl, Warner Bros. doit également lancer Lanterns, ambitieuse série HBO consacrée aux Green Lantern. Ces productions constituent les premiers véritables tests de la vision de Gunn et de son codirecteur général Peter Safran à la tête de DC Studios. Gunn n’a toutefois écrit ni réalisé aucun de ces projets, étant actuellement occupé par la suite de Superman, Man of Tomorrow. Avec Clayface, Warner Bros. tente donc un pari à la croisée du cinéma d’horreur et du blockbuster de super-héros, avec l’ambition d’imposer une tonalité radicalement différente au sein du nouvel univers DC.

Les articles les plus lus

Les dix meilleurs films de 2026 (pour le moment…)

Quels sont les films vus, critiqués, aimés (et moins...

Le thriller romantique queer « The Serpent’s Skin » de Maio Mackay dévoilé dans une bande-annonce prometteuse

Une bande-annonce vient d’être dévoilée pour The Serpent's Skin,...

Culte des années 2000 : The Detroit Experiment – « Think Twice »

En 2002, Carl Craig enregistre une nouvelle version de...

« Salvation » de Emin Alper : recette pour un massacre

Avec Burning Days (2022), sorte de Réveil dans la...

Culte des années 2000 : Freezepop – « Less Talk More Rokk »

Au milieu des années 2000, Freezepop commence à changer...

Culte des années 90 : Mos Def – « May-December »

Surprise : après seize titres, Mos Def termine Black...

Culte des années 90 : Laika – « Almost Sleeping »

Le groupe Laika se forme à Londres en 1993...

Culte des années 80 : Cameo – « Word Up »

Une batterie électronique sèche, une basse qui cogne, quelques...

Culte des années 2010 : Red Axes – « Papa Sooma »

Papa Sooma s’ouvre sur quelques notes de clavier, une...
spot_img

À lire absolument

spot_imgspot_img
ga('send', 'pageview');
error: Content is protected !!