« Resident Evil Requiem »

Dernier ajout à la série, Resident Evil Requiem a été conçu comme l’épisode du 30e anniversaire. Un épisode en forme de réconciliation, qui, s’il revient dans le giron plus classique de la saga (retour de Leon, d’Umbrella et même, de Racoon City), opère une synthèse entre ce qu’elle a fait de mieux depuis sa mutation moderne : horreur palpable à la première personne dans les segments de Grace Ashcroft (Resident Evil 7 et Village), du TPS efficace et dynamique dans la peau de Léon (Resident Evil 4), et un level design globalement solide, héritage des premiers Resident Evil et de leurs récents remake. Le prix à payer pour cette célébration : un scénario très inoffensif qui sert surtout de prétexte à réintégrer la grande trame principale et ses zombies, et à revenir dans un Racoon City décimé post-apocalyptique.

En bon Resident Evil, le jeu subit la malédiction de la baisse de qualité d’une partie à l’autre. Toute l’introduction, façon thriller grisonnant à la Fincher dans des rues pluvieuses et un hôtel miteux, puis le premier gros segment au sein d’une clinique cauchemardesque surpassent en tout point ce qui suit, atténuant les retrouvailles avec Racoon City. Il faut dire que les couloirs de l’hôpital de Rhodes Hill et ses zombies qui revivent en boucle des traits de leur personnalité d’antan (une femme de ménage nettoie des miroirs avec du sang, un cuisinier hache des membres humains,…) sont d’un soin et d’une efficacité sans faille, rendant presque ridicule le retour à un énième laboratoire caché dans les entrailles d’une ville. Malgré tout Requiem fait tout bien (ou presque, le retour au commissariat se révélant aussi court que vain), même dans ses temps faibles, prouvant tout le savoir-faire accumulé cette dernière décennie par Kosho Nakanishi et ses équipes. Et retrouver un Leon cinquantenaire, aussi sexy et drôle qu’impitoyable avec les zombies (quel plaisir de les zigouiller à coups de kicks, hachettes et tronçonneuses), reste un plaisir pas aussi coupable qu’il n’en a l’air.

Les articles les plus lus

Les dix meilleurs films de 2026 (pour le moment…)

Quels sont les films vus, critiqués, aimés (et moins...

Le thriller romantique queer « The Serpent’s Skin » de Maio Mackay dévoilé dans une bande-annonce prometteuse

Une bande-annonce vient d’être dévoilée pour The Serpent's Skin,...

Culte des années 2000 : The Detroit Experiment – « Think Twice »

En 2002, Carl Craig enregistre une nouvelle version de...

« Salvation » de Emin Alper : recette pour un massacre

Avec Burning Days (2022), sorte de Réveil dans la...

Culte des années 2000 : Freezepop – « Less Talk More Rokk »

Au milieu des années 2000, Freezepop commence à changer...

Culte des années 90 : Mos Def – « May-December »

Surprise : après seize titres, Mos Def termine Black...

Culte des années 90 : Laika – « Almost Sleeping »

Le groupe Laika se forme à Londres en 1993...

Culte des années 80 : Cameo – « Word Up »

Une batterie électronique sèche, une basse qui cogne, quelques...

Culte des années 2010 : Red Axes – « Papa Sooma »

Papa Sooma s’ouvre sur quelques notes de clavier, une...
spot_img

À lire absolument

spot_imgspot_img
ga('send', 'pageview');
error: Content is protected !!