La première pierre à l’édifice d’une saga quarantenaire, composée de 20 épisodes principaux (sans compter les spin off). The Legend of Zelda pose les bases d’une saga qui déviera peu : un univers d’heroic-fantasy inspiré du film Legend de Ridley Scott ; Le royaume d’Hyrule, théâtre principal du jeu ; Link, son héros mutique ; Zelda, la princesse à sauver ; Ganon, antagoniste et seigneur des ténèbres. Un triangle symbolisé par la fameuse Triforce (courage, sagesse et force), artefact que le héros doit réunir pour abattre le mal et faire triompher le bien. Sans oublier les objets à collecter au cours de l’aventure, qui serviront à avancer de donjons en donjons, ou encore l’introduction des rubis, monnaie incontournable d’Hyrule.
The Legend of Zelda, inspiré par l’enfance de Shigeru Miyamoto, son créateur, pendant laquelle il aimait partir à l’aventure autour de sa maison familiale à Kyoto, est une révolution vidéoludique à sa sortie, au-delà même d’être le premier jeu sur console à inclure une sauvegarde. Impressionné par le dungeon-crawler de Namco The Tower of Druaga, sorti un an plus tôt sur bornes d’arcade, et par le monde de Hydlide, un action-RPG de 1984, Miyamoto a conçu une synthèse des deux : un monde ouvert où le joueur a le champ libre pour progresser dans son aventure, et doit visiter grottes et donjons pour terminer le jeu. Balancé au milieu d’une carte composée de 128 écrans, le joueur doit fouiller et découvrir les secrets que recèle ce monde en grande majorité hostile. Un idéal de liberté qui, s’il a fait peur à l’époque aux pontes de Nintendo, a convaincu des millions de joueurs, et qui font de The Legend of Zelda un jeu résolument moderne, malgré des visuels qui accusent forcément le passage du temps. Une aventure indémodable qui n’a pris que quelques rides.



