Épisode mal-aimé de la saga, Spirit Tracks est le second Zelda à sortir sur DS, et donc à tirer parti du second écran tactile de la console. Au risque de choquer, je le place plus haut que certains épisodes “cultes” (The Minish Cap notamment), en raison de son système de jeu, certes dirigiste et moins basé sur l’exploration, mais particulièrement original. En reprenant le moteur graphique de Phantom Hourglass – dont il est la suite directe – sorti deux ans plus tôt sur DS, lui-même inspiré du cel-shading de The Wind Waker, et sa structure autour d’un donjon central (la Tour des Dieux) dont l’ascension dépend de donjons annexes à explorer, Spirit Tracks se démarque par ses déplacements en train (Link est ici un apprenti conducteur de train) qui offrent de sympathiques séquences de gameplay au stylet proche d’un shooter sur rail.
L’exploration du monde par îlots (ou plutôt stations) dépend donc des voyages sur les voies sacrées. Une expérience plus fragmentée, mais chaque zone, petite ou grande, mérite le coup d’œil. De même, certaines missions secondaires d’escorte viendront garnir ces phases de jeu. L’autre principal ajout de Spirit Tracks se trouve du côté du spectre de Zelda, séparé de son corps, qui peut prendre le contrôle d’armures et apporter un soutien offensif à Link. Le contrôle au stylet de la DS est net et sans bavure, à l’image de ce que proposait déjà Phantom Hourglass. Un des meilleurs gameplay de la saga. Malgré son faible nombre de donjons (5, mais la Tour des Dieux, “giga donjon” est l’un des meilleurs) et sa durée de vie minuscule (une quinzaine d’heures), Spirit Tracks a une identité propre, qui en fait un épisode remarquable de la légende de Zelda.



