Le chaos a demandé à des journalistes d’horizons tous azimuts quels étaient les nanars les plus chaos de l’histoire du cinématographe.

FEAT. FABIEN GARDON, GÉRARD DELORME, FRÉDÉRIC THIBAUT, BAPTISTE LIGER, RÉGIS BROCHIER, JEREMIE MARCHETTI & JULIEN ORESTE

FABIEN GARDON
Troll 2 de Claudio Fragasso
Des Trolls végétariens s’en prennent à une famille américaine typique venue en vacance dans un village paumé afin de les transformer en plante.

Devil Story de Bernard Launois
Un film de momie normand. On retiendra tellement de chose de ce slasher : la musique, la bande-son, les dialogues, les effets-spéciaux… et son petit vieux qui essaye de tirer pendant 10mn sur un cheval. Le chaos à l’état pur.

Black Ninja de Godfrey Ho
Le film 2 en 1 dont la partie asiatique est aussi folle que la partie occidentale. De la baston, oui, mais avec des ninjas habillés comme si il voulaient vous filer une conjonctivite. Et ça, ça vaut tous les films avec Michael Dudikoff du monde.

Samurai cop de Amir Shervan
Le film que je conseillerais à tous ceux qui veulent commencer dans le nanar. Tout y est : dialogue, baston, scénario… tout ça sans temps mort. Idéal pour intégrer le milieu.

HellGate de William A. Levey
Ma première incursion dans le nanar, un peu par hasard, quand j’avais 14 ans. Si vous aimez les films d’horreurs crétins, fauchés ou mal joués, vous serez comblés : ici, vous avez les 3 à la fois.

Hercule de Luigi Cozzi
Rien que pour la scène totalement chaos où Hercule, alias Lou Ferrigno, balance un ours si loin qu’il atterrit dans l’espace. Vous n’avez rien besoin de savoir d’autre.

StarCrash de Luigi Cozzi
Et si Star Wars avait un cousin un peu niais, dont on a un peu honte mais qu’on aime bien quand même et qu’on continue d’inviter aux fêtes familiales car finalement il n’est pas méchant, il est juste un peu… spécial ?

Le Prince de l’éclair de Lenny Washington (?)
Oui un dessin animé peut être nanar. Certains sont même des pièces de compétitions, un peu comme ce métrage qui ne peut pas vraiment porter l’adjectif « animé » tant il insulte notre rétine.

Black Roses de John Fasano
Le Hard-Rock c’est le mal. C’est pas moi qui le dis, c’est le film. Jeunesse d’aujourd’hui, sachez-le : vos parents ont raison, vous avez tort. Taisez-vous, rentrez dans le rang et n’écoutez surtout pas les Black-Roses.

Le Jour et la nuit de Bernard-Henri Lévy
A un moment, Alain Delon monte dans une montgolfière et scrute Karl Zero et Arielle Dombasle avec une longue vue. C’est là que vous comprenez que le level de votre cinéphilie a atteint un nouveau stade.

GÉRARD DELORME
For your height only d’Eddie Nicart (1981)
Parodie philippine de James Bond avec un héros qui profite de sa petite taille.

Les percutés de Gérard Cuq
Catastrophes en chaîne avec des flics braqueurs de banques. Stupéfiant.

Les rats de Manhattan de Bruno Mattei
Pour l’utilisation virtuose de la voix off et du hors champ.

La revanche de Samson de Sisworo Gautama Putra
Version indonésienne, un péplum anticolonialiste.

Road house de Rowdy Herrington
Pour Patrick Sawyze en philosophe videur.

The wicker man de Neil Labute
Bzzz bzzz bzzzz !!! Les abeilles!

Les démolisseurs de Gordon Parks Jr.
Jim Brown, Fred Williamson et Jim Kelly presque éclipsés par un trio de dominatrices en cuir.

Le colosse de Hong Kong de Ho Meng Hua (1977)
King Kong à Hong Kong pour sauver une blonde en bikini! Ça n’a pas de prix.

Dreamcatcher de Lawrence Kasdan (2003)
Cette histoire de parasites extraterrestres a quasiment oblitéré le scénariste de La guerre des étoiles.

Sa majesté Minor de Jean-Jacques Annaud (2007)
Peut-être qu’un jour, ce film sera réévalué.

FRÉDÉRIC THIBAUT
La grande passion de André Hugon
Sur fond de drame mondain et d’intrigues amoureuse, un hymne au rugby (!) où les joueurs du Stade Toulousain tentent de jouer la comédie. Avec Lil Dagover, sublime dans Le cabinet du docteur Caligari (1919) et Jaureguy, capitaine de l’équipe de France de rugby !!!

La comtesse Hachisch de Réalisateur inconnu
Aucun générique, aucun acteur de connu, aucune information. Si ce n’est que le film fût tourné à Nice et Antibes. Le capitaine Droit-Devant tombe dans les filets de la redoutable comtesse Hachisch. Trafic de stupéfiants, relents colonialistes (le noir se nomme Bamboula et l’arabe Mohammed), scènes d’action anémiques et dialogues par delà le bien et le mal pour une œuvre préventive brute de décoffrage. ‘’Quoi tu traites le cap’taine Mario et son honorable compagnie de déguisés ? Carnaval toi-même !’’

Caravane vers le soleil de Russel Rouse
C’est un western où des pionniers traversent les États-Unis pour atteindre les terres ensoleillées de la Californie. Rien de plus banal. Sauf que nos pionniers sont basques et prêt à tout pour protéger leurs pieds de vigne. Cow-boys vs basques. Choc des cultures et mise en avant des traditions de ces redoutables combattants des montagnes. Béret, vin rouge, espadrilles et cris folkloriques. L’Irrintzina résonne dans les canyons ricains. A voir ne serait ce que pour attendre le poussif accent français de Susan Hayward.

The creeping terror de Vic Savage alias Arthur J. Nelson
Considéré comme un des pires films de l’histoire du cinéma. Un gros extraterrestre arrive sur terre et mange des gens. A l’ouest rien de nouveau. Sauf qu’ici le monstre, proprement indescriptible, ressemble à un immense tapis touffu et rapiécé et que le film est mis en scène par l’inénarrable Arthur J. Nelson. S’improvisant cinéaste, l’escroc Nelson en profita pour s’arracher avec la caisse sans achever cet indispensable œuvre d’art brut.

La venganza del sexo de Emilio Vieyra
Plus connu sous son titre américain The curious Dr. Humpp. Le sujet parle de lui même. Un médecin dément kidnappe des couples, les drogue aux aphrodisiaques et les oblige à avoir des relations sexuelles. Le but : récupérer cette énergie sexuelle afin de dominer le monde. Il est aidé dans sa quête par un monstre type Frankenstein et un cerveau dans un bocal. ‘’Sex dominates the world and now I dominate sex’’. Chef-d’oeuvre!

Clodo et les vicieuses de Georges Clair
D’abord il y a cette comédie familiale et populaire dans laquelle un chien exprime ses pensés en voix-off dont aucun distributeur ne voudra. Puis cinq ans après sa réalisation, des producteurs sans scrupules rachète la débâcle artistique et caviardent le tout d’inserts porno. Le résultat s’appréhende comme un véritable anomalie du système. Cerise sur le gâteau : il s’agit là du dernier film de Bourvil.

For y’ur height only de Eddie Nicart
Au fil des ans, ce pastiche de James Bond s’est bâti, à juste titre, une réputation de nanar mythique. Le nain Weng Weng incarne donc un super agent secret qui n’a rien à envier à 007. L’air absent, déconnecté, l’acteur enchaîne les cascades et les bastons sans réellement comprendre ce qui lui arrive. Même chose quand il tombe les minettes. Dès lors, For y’ur height only atteint une zone où les hiérarchies s’effondrent et où les notions de jugement ne peuvent plus s’exprimer dans une quelconque langue humaine.

S.O.S. de réalisateur inconnu– mais rien n’est moins sûr, Canada ou USA)
Dans les années 80, Aurora Productions, une boîte spécialisé dans l’édition de cds et de vidéos religieuses met sur le marché une vhs aussi informative que préventive à destination des jeunes adolescents. Il s’agit d’une série de clips tout bonnement hallucinants. Le progrès c’est pas bien, le droit à l’avortement c’est moche et la théorie de l’évolution est bien évidemment à remettre en cause. A chaque sujet, une chanson. 30 minutes qui pousse le délire catho intégriste dans ces derniers retranchements.

Philosophale de Farid Fedjer
Guerre des gangs pour récupérer la pierre philosophale. Des nains, des nazis et des girafes mais aussi Jean-Marie Bigard, Laure Sinclair, Laurent Petitguillaume, Mouss Diouf, Michael Youn, Dieudonné, Philippe Candeloro, Yves Régnier, Ticky Holgado, Patrick Préjean, Samy Naceri, Jean-Claude Dreyfus et les autres. Indescriptible et inénarrable. ‘’Toi la pute, tu fermes ta chatte ou je te bute !’’ Tout en finesse. Techniquement le film le plus effrayant de l’histoire. Ni en salle, ni en dvd mais dispo sur Youtube.

Lucy de Luc Besson
Une bouillie métaphysique dont on a pas finit de parler. Quand Besson pense, la pensée trépasse et le cinéma vacille. Accoudé au comptoir, le cinéaste se tire des traces de Malick et sniffe plus de pochon qu’il ne peut en supporter. Un délire psychotrope sur fond de création de l’Univers. Morgan Freeman s’exclame que ‘’le temps est la preuve de l’existence de la matière’’. Scarlett Johansson écarquille les yeux. Nous aussi.

NICO TUBBYTOAST
Reincarnation of Isabel de Renato Polselli
Secte, sexe, vampires et surtout prisme multicolore et couleurs clignotantes vertes et rouges. Le directeur photo s’appelle Ugo «chaos» Brunelli.

Corps de Chasse de Michel Ricaud
Un docul-mentaire sur la France des chasseurs inspiré par La Traque de Serge Leroy où Jean-pierre Marielle se nomme ici Armand.

Suicides de Jean-Claude Tchuilen
Parce que la french blaxploitation c’est totalement chaos en France

Bastos ou ma sœur préfère le colt 45 de Jean-louis Van Belle
Une comédie indubitablement tournée sous acide où le rythme est tellement speed qu’on n’a plus le temps de rire à un gag qu’un suivant arrive. Chaos.

Galaxy de Mathias Merigny
Parce qu’un drame psychologique où l’univers et l’anti-univers se rencontrent c’est chaos.

Brazilian Fuck de… le réalisateur m’échappe
Avec son nabot totalement lubrique se faufilant à travers le tuyau des chiottes pour assouvir sa soif d’amour c’est exactement ce que j’adore voir dans un film chaos.

Kisss de Raoul André
Quand le surréalisme est transposé au moins 24 fois par image, c’est chaos

Y flippe ton vieux
de Richard Bigotini
Y flippe parce que Mitterrand arrive au pouvoir en 1981. Rétrospectivement y avait pas de quoi faire 1h30 dessus. Flippant et chaos.

Passion Violente de Luigi Cozzi
A coté de Starcrash ou Contamination, Cozzi a su se faire détester de ses fans avec cette bluette normande destiné aux pleurnichards. Cozzi est chaos. Moi détruit.

Star Odyssey de Alfonso Brescia
Pourquoi chercher les remakes turcs de classiques (ici Star Wars) pour se bidonner alors que de l’autre coté des Alpes il existe fort heureusement plein de réalisateurs chaos.

BAPTISTE LIGER
T’Aime de Patrick Sébastien
On peut dépasser toutes les limites esthétiques et morales “au nom de l’amour absolu” – y compris imaginer un psychologue biker à catogan cherchant à marier un violeur handicapé mental et sa victime, sur fond de Patrick Fiori…

Virus cannibale de Bruno Matteï
Le militaire en tutu vert face aux zombies et la journaliste qui enlève le haut pour sympathiser avec les autochtones : du sacré boulot, Bruno !

Le Congrès des belles-mères d’Emile Couzinet
Une certaine idée du féminisme, bien avant les avancées libertaires des années 70. Par le cinéaste de Mon curé champion du régiment.

Les Barbarians de Ruggero Deodato
Sérieux candidats au titre de pires comédiens de l’histoire, les bobybuidés jumeaux Paul font mumuse face à un Richard Lynch en trip shakespearien et Michael Berryman qui rigole façon Diabolo avec son curieux casque à corne – ah, l’heroïc fantasy des 80’s…

Le Faucon de Paul Boujenah
De Justice de flic à L’Arbalète ou Rue barbare, le film noir Renault 5 a enchanté les années 80 avec, pour ambassadeur, Francis Huster qui veut désespérément un cheeseburger…

Les Exterminateurs de l’an 3000 de Jules Harrison
Un post-nuke italo-ibérique avec un gentil qui s’appelle Alien et un méchant nommé Crazy Bull – et, à la fin, il pleut. Génial.

On se calme et on boit frais à Saint-Tropez de Max Pécas
En entretien, un cinéaste qui vous explique que le cinéma, c’est avant tout “un titre et une affiche” – et le prouve -, ça mérite le respect, non ?

La Belle Histoire de Claude Lelouch
Jésus, Paul Préboist, un crash aérien, Mari Sara, un champion cycliste, le tout sur vingt siècles avec des abeilles, beaucoup d’abeilles – Lelouch, parfois, abuse un peu trop du miel…

Alive de Frédéric Berthe
Clone de Kamel Ouali, Richard Anconina s’acoquine avec Maxim Nucci qui grave bien de la guitare électrique (non branchée) sur un toit d’immeuble, c’est quasiment aussi bien que Parking de Jacques Demy !

Autopsie d’un massacre de Carole Matthieu et Thierry Humbert
Un “documenteur” (involontaire) conspirationniste qui tente de réhabiliter “Le Jour et la nuit” de BHL, en insérant des extraits de ce nanar-culte et en laissant la parole à l’”avocat” cinéphile Yann Moix. Inouï.

RÉGIS BROCHIER
Deux sœurs à enculer de Ralf Scott
On s’était un peu promis de ne jamais toucher au porno. On pensait que ça revenait à tirer sur l’ambulance, étant donné que la plupart du temps les scènes de dialogues sont des prétextes. Et puis on a trouvé ce film allemand et son doublage über chaos qui est immédiatement rentré dans les annales.

En Bÿük Yumruk de Cetin Inanç
Le cinéma d’action turc, son montage épileptique, ses cadrages outranciers, ses pistes sons qui tapent dans le rouge du début à la fin du film, et ses classiques. Évidemment il y a le Turkish Star Wars. Ici, c’est le genre « polar » qui se fait violer, ça lui donne un petit supplément d’âme.

The Amazing Bulk de Lewis Schoenbrun
Un film tout en CGI tourné pour le prix d’une voiture d’occasion, un monstre violacé avec un booty pas possible, une proposition moderne de film chaos.

Devil Story de Bernard Launois
Parce ce que c’est un film d’horreur normand, qu’un serial killer nazi erre à Fécamp (76), pendant que le cheval du diable se fait canarder au fusil de chasse par un vieil homme durant 15 bonnes minutes avant qu’une momie ne surgisse d’un bateau zombie.

White Fire / Vivre pour Survivre de Jean-Marie Pallardy
Le genre de nanar qu’on redécouvre à chaque vision. Un film dans lequel chaque détail compte. Son réalisateur, Jean-Marie Pallardy est l’un des mecs les plus chaos qu’on ait pu rencontrer.

Clash of the Ninjas de Wallace Chan
Bruce Stallion (son pseudo a été choisi par le producteur du film à cause de sa très lointaine ressemblance avec Sly) est en fait un ninja d’Interpol. Du coup, il coupe des bras, des jambes, et arrive à faire pivoter sa tête sur au moins 1080 degrés. Le réalisateur a ensuite inséré ces scènes de bastons dans un vieux film asiatique, puis a refait les doublages pour créer une continuité forcément chaos.

JEREMIE MARCHETTI
A Night to Dismember de Doris Wishman
Le plus mauvais film du monde (vraiment), et donc le meilleur.

Les rats de Manhattan de Bruno Mattei
«JE SUIS BLANCHE, JE SUIS PLUS BLANCHE QUE VOUS TOUS!! » Chef-d’œuvre

Démons 2 de Lamberto Bava
Une excellente mauvaise suite à voir au moins pour Coralina Cataldi Tassoni et tant d’autres choses.

Le capitaine Cosmos de Roy Thomas
Animé avec les pieds, doublé par des débiles mentaux : le cinéma d’animation a droit aussi à ses nanars.

Ma femme s’appelle Maurice de Jean-Marie Poiré
Un modèle de réalisation à diffuser dans toutes les écoles de cinéma «BEWAAAAAAARE»

Réveillon Sanglant de Norman J. Warren
Slasher surréaliste, improbable, poetico-débile. Chaos quoi.

Le manoir de la terreur de Andrea Bianchi
Au dessus de Virus Cannibale parce que l’ambiance gothico-degeu et le zombie craignos qui sort du pot de fleur.

Mad Foxes de Paul Grau
Un nazi fait bouffer ses propres couilles à un karaketa. Tout est dit.

On se calme et on boit frais à St-Tropez de Max Pecas:
« – M’enfin chui pas une femme !
– Je m’en fous, je t’emmènerais au Brésil et on t’opérera !
– C’est pas possible je supporte pas l’avion !
– ça fait rien, on ira en pédalo ! »
Et puis Daniel Derval forever.

Clash of the ninjas de Godfrey Ho
«Vieuw fouw tu vas mouwir»

JULIEN ORESTE
Xtro 3 de Harry Bromley-Davenport
Une séquence sur/dans un bateau contient le plus bel enchaînement de faux raccords non-sensiques que j’ai pu voir sur un écran.

L’autre enfer de Bruno Mattei
Fascination et visionnage en boucle du saut de la nonne, de profil, sur un lit.

La véritable histoire de Blanche Neige de David Decoteau
Ces magnifiques véritables nuits américaines à longueur de temps.

La revanche des mortes vivantes de Pierre B. Reinhard
Surtout un à-côté du film : son twist non assumé au montage.

L’avion de l’apocalypse d’Umberto Lenzi
Quand même très sympathique…

I Know Who Killed Me de Chris Sivertson
Un très beau film quasi unanimement salué comme un nanar à sa sortie.

Le lac des morts vivants de Jean Rollin
Car ça, ça fait partie d’une autre enquête…

Dark House de Victor Salva
Le film d’horreur le plus faiblard de Salva, souvent risible. Mais noyées au milieu de ce foutoir, quelques très belles idées.

Birdman d’Alejandro Gonzalez Innaritu
L’un des plus ridicules suicides ratés de l’histoire du cinéma.

Cabin Fever 2 de Ti West
Le meilleur film raté de ces dernières années.

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