« Malevil » de Christian de Chalonge: Michel Serrault, Jacques Dutronc, Jacques Villeret et Jean-Louis Trintignant dans un post-ado made in France

Une catastrophe nucléaire a tout ravagé. Quelques survivants tentent de s’organiser se demandant comment et pourquoi reconstruire. Qui a pu échapper à l’anéantissement et combien sont en mesure de réagir? Les gens de Malevil vont se sauver par la persévérance, l’amitié, l’amour. La civilisation reprend ses droits, et même sa tyrannie.

Cinéaste assez mésestimé, qui avait gagné une crédibilité avec son film précédent L’Argent des autres (1980), doublement césarisé et Prix Louis-Delluc, Christian de Chalonge propose ici une très ambitieuse tentative française de disséquer les faits et gestes de survivants après une catastrophe nucléaire. Nouvelles plantations, bricolage de fortune d’un émetteur, tri des médicaments, choix d’un chef, puis lutte contre un autre clan de rescapés dirigé par un fou. Dans cette libre adaptation du roman éponyme de Robert Merle (fin totalement différente), qui privilégie la psychologie au spectaculaire, notre Jean-Louis Trintignant est bien flippant en ancien médecin devenu gourou totalitaire à la faveur d’une apocalypse parfaitement rendue par les décors noircis et désolés de Max Douy. A.V.

«L’Apocalypse est pour demain»: Malevil par Christian de Chalonge (1981, 18’09”)

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