LES 5 FILMS CHAOS DE… VICTOR SAINT MACARY

MONDOCHAOS! VICTOR SAINT MACARY, réalisateur de AMI AMI (sa comédie en salles le 17 janvier) et AMI du CHAOS, nous donne ses 5 films CHAOS à voir absolument.

Les chiens de paille de Sam Peckinpah (1971)
«Je pense tout particulièrement à la scène du viol. Peckinpah nous met dans le regard de Dustin Hoffman. On ressent tout ce qu’il ressent. Et je suis toujours surpris par cette zone de turbulences émotionnelles que je traverse. Je suis à la fois gêné, en colère, dégoûté mais aussi hypnotisé et excité par ce viol. Parce que la fille semble prendre du plaisir, en tout cas il y a une ambiguïté. A ce moment-là, Peckinpah sonde nos bas instincts. Ce qu’il fait d’ailleurs dans tous ses films. Il traite de notre bestialité. Et je pense que ça serait très difficile de faire une telle scène en 2018.»

Schizophrenia de Gérald Kargl (1983)
«Là, c’est vraiment un coup de cœur pour la mise en scène. Cette caméra en apesanteur, c’est merveilleux. On est vraiment avec le héros, un psychotique qui tue par plaisir tous les gens qu’il croise. Le film est incroyablement poisseux, méchant et pervers. On est dans un état de stupéfaction permanent. On retrouve de ce film chez Gaspar Noé (notamment Seul contre tous et Enter the Void).»

Salò ou les 120 Journées de Sodome de Pier Paolo Pasolini (1975)
«Pas mon préféré de ce réalisateur (Théorème lui est supérieur selon moi) mais c’est un des rares films que je n’ai pu voir qu’une seule fois, tant c’est difficile à regarder. On est dans l’insoutenable. Mais en même temps, l’image est magnifique. Les plans ressemblent à des tableaux. Les jeunes gens sont beaux. Pasolini joue sur ce paradoxe de la beauté de l’horreur pour nous en mettre plein la gueule.»

Docteur Jerry et Mister Love de Jerry Lewis (1963)
«Je dois bien être le seul à citer une comédie dans un top chaos, mais j’ai vu ce film quand j’avais 6 ans et ça m’a complètement traumatisé. En fait, ce qui m’a effrayé, ce sont les scènes ou Dr Jerry se transforme en Mister Love après avoir avalé une potion magique. Lors de cette mutation, Jerry Lewis a des poils qui lui poussent sur tout le corps en grande quantité. C’est juste terrifiant. Et en plus, un petit oiseau en cage, un mainate si mes souvenirs sont bons, se met à parler… J’ai fait des cauchemars pendant des mois à cause de ces séquences. Un vrai trauma.»

La grande bouffe de Marco Ferreri (1973)
«Pour la scène où Piccoli pète jusqu’à la mort. Si ça c’est pas chaos…»

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