[INTERVIEW JEAN-CHARLES HUE] «C’est vrai que je vais un peu là où ça tire et où ça cogne»

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#TOURNAGE
«On a eu six semaines. On bossait du lundi au samedi en 2018 à une des périodes les plus chaudes de toute l’histoire de Tijuana. Elle est passée première ville la plus dangereuse au monde. Il y a eu 3000 morts dans l’année. Un matin, Paul est arrivé en disant qu’un mec s’était fait flinguer à 30 mètres de lui. Moi-même, j’ai assisté à une fusillade pour la première fois de ma vie. Mais Tijuana n’est pas comparable à Ciudad Juarez qui est dangereuse en permanence pour ses habitants. Les narcos peuvent défourailler à la terrasse juste pour faire chier le monde. Les gens ne sortent pas, ils restent dans les appartements, alors que Tijuana est une ville de fête conçue pour les Américains, même s’il y a 2 millions d’habitants. Son poumon, c’est un petit quartier, pas plus grand que St Germain des pres, qui est la Zona Norte. On y trouve prostitution, drogue, alcool. C’est tenu par les narcos. Donc, ils font attention aux clients. Quand il y a des morts, ce sont les soldats et des lieutenants des familles adverses. C’est malheureusement ce qui est arrivé à certains de mes potes, qui jouent leur propre rôle dans le film. Mais le touriste ne craint rien, il ne prendra pas de balle.»

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