Hommage David Lynch au cinéma : le Café des Images près de Caen propose une nuit entière de films

Avis aux âmes noctambules et aux rêveurs hantés par les visions hypnotiques de David Lynch : le Café des images à Hérouville-Saint-Clair (Calvados) se transforme, le temps d’une nuit blanche, en vortex lynchien. Une immersion totale, à vivre du vendredi 14 mars 2025 à 19h jusqu’au petit matin. Avant de plonger dans l’univers trouble et électrique du maître, la soirée démarre en douceur – ou presque – avec un DJ set signé Eutherpe, afin de distordre la réalité à grands coups de beats vaporeux.

 

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Pour accompagner cette montée progressive, une carte inspirée des obsessions culinaires de Lynch : tarte aux cerises façon Twin Peaks, milkshakes régressifs et cocktails chromatiques en écho aux néons hallucinés de Mulholland Drive. Puis, place au cinéma. Mais pas n’importe lequel. Douze heures de vertige, quatre films cultes pour traverser l’Amérique lynchienne, entre cauchemar éveillé et road trip halluciné.

20h30 – Eraserhead (1977)
Son premier long-métrage est une plongée en apnée dans un cauchemar industriel où l’angoisse est incarnée par un bébé mutant, des visions inquiétantes et un univers sonore dérangeant. Une œuvre radicale, hypnotique et quasi expérimentale qui a immédiatement imposé Lynch comme un cinéaste hors norme. (Interdit aux moins de 16 ans).

23h30 – Sailor et Lula (1990)
Palme d’or à Cannes, ce road movie incandescent embarque Nicolas Cage et Laura Dern dans une fuite éperdue à travers une Amérique déglinguée. Sexe, rock’n’roll et violence, le tout sous la menace d’une sorcière vengeresse campée par une Diane Ladd terrifiante. Entre rêve et réalité, Sailor et Lula embrase la route façon conte gothique et électrique. (Interdit aux moins de 12 ans).

2h15 – Twin Peaks: Fire Walk With Me (1992)
Ce prequel du mythique Twin Peaks est une descente vertigineuse dans les derniers jours de Laura Palmer, icône tragique et sacrifiée. Plus sombre et plus frontal que la série, le film explore la face la plus terrifiante de l’univers lynchien, entre dimensions parallèles, anges déchus et hurlements en slow motion. Un trip dérangeant, inoubliable. (Interdit aux moins de 12 ans).

4h45 – Mulholland Drive (2001)
Œuvre-monde et chef-d’œuvre absolu, Mulholland Drive est un labyrinthe cinématographique où s’entremêlent faux-semblants, starlettes égarées et sombres desseins. Naomi Watts y incarne une actrice en quête de sens dans une cité des anges où le rêve tourne au cauchemar. Une expérience envoûtante, qui laisse une empreinte indélébile dans l’esprit du spectateur. (Primé à Cannes et aux Césars).

Et parce qu’un rêve collectif se doit d’être accessible à tous, le Café des images met en place un système de billets suspendus : ceux qui en ont les moyens peuvent offrir une place à un inconnu. Une façon solidaire de faire de cette nuit un espace ouvert à tous les amoureux du bizarre et du sublime. En guise de clap de fin, un petit-déjeuner sera offert aux survivants de ce marathon halluciné. Reste à savoir si, après ça, vous verrez encore la réalité de la même manière…

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