Lorsque le plus mauvais des baby-sitters embarque les trois pires enfants au monde pour une nuit mouvementée et inoubliable à travers les rues de New York, il est impossible de dire qui en sortira indemne…
Baby-Sitter Malgré lui ressemble au choix à une bonne vieille comédie exagérée des années 80 ou à un long sketch de Michel Leeb. Or, on est en 2012 et ce produit affreusement standardisé canalisé par une mise en scène tout en creux, qui se limite à un rôle de réceptacle conduisant le flot des péripéties du début du film jusqu’à sa fin, est aussi excitant qu’un papier gras sous la pluie. Entre les personnages ultra-caricaturaux, les clichés homophobes, les gags éculés et l’intrigue alibi, le scénario de cette pochade donne le sentiment de viser au plus bas, au plus pressé et à l’économie. Et c’est pitié pour Jonah Hill, qui mérite définitivement mieux, ici flanqué de trois gniards insupportables et jamais attachants. La présence de Sam Rockwell en dealer gay est la seule curiosité du film. Mais il cabotine tellement qu’il ennuie et, à force de mauvais choix, risque de devenir un faux espoir comme Edward Norton en son temps (il commence à être loin le temps de Confessions d’un homme dangereux). Après Votre Majesté, un nanar de plus pour David Gordon Green, passé d’auteur prometteur à exécuteur inepte en seulement deux films…

