Ils ont été tous les trois inséparables cette année dans le cœur des joueurs du monde entier, entraînant quelques querelles sur les réseaux sociaux pour déterminer lequel est le vrai GOTY (Game of the Year). Si les Game Awards ont tranché, Clair Obscur pétant le record de récompenses à la grande messe annuelle, on a encore bien du mal à les départager.
GOTY ? Pas GOTY ? C’est au moins la surprise de l’année. Clair Obscur : Expédition 33, première production du studio Sandfall Interactive basé à Montpellier et composé notamment d’anciens d’Ubisoft, est proche de l’orfèvrerie. Catalogué jeu indépendant bien qu’il n’en ait pas l’ambition (on est plus proche d’un AA), Clair Obscur est une lettre d’amour au JRPG (jeu de rôle japonais), remettant à la mode le tour par tour des Final Fantasy et Persona, dans un système dynamique proche des Paper Mario, Mario et Luigi et de The Lost Odyssey. Au-delà des polémiques (accusation de racisme, utilisation de l’IA générative), Clair Obscur est un jeu franchement agréable à jouer, certes appauvri par un troisième acte plutôt convenu dans sa narration (un trope du JRPG), mais qui aura le mérite de populariser un genre souvent méprisé par le public occidental et qui compte de nombreux chefs-d’œuvre.
Death Stranding 2 et Donkey Kong Bananza ont déjà fait ici l’objet d’un article commun, dans lequel on explorait les similitudes de game design de ces deux jeux en apparence aux antipodes. Les productions de Kojima Productions et de Nintendo furent les deux exceptions du AAA en 2025, avec leurs philosophies de jeu radical et leurs univers loin des poncifs du genre.



