CARIMARA: Beneath the forlorn limbs
Un petit bijou d’horreur vidéoludique cosy et champêtre, que l’on savoure comme un petit conte d’automne aux doublages à pleurer de rire et à l’esthétique pixelisée brouillardeuse enchanteresse. C’est signé Bastinus Rex, et on attend la suite !
Look Outside!
On a adoré ce petit jeu développé par Francis Coulombe, dont le pixel art cradingue et dérangeant, rappelant les recoins les plus sombres de nos mythologies internet, constitue l’attrait premier évident. Derrière cette façade se trouve un RPG de survie très bien construit, avec des combats au tour par tour plaisants, une exploration dans des couloirs infestés assez terrorisante et une atmosphère de confinement que l’on finirait presque par trouver charmante.
Sol Cesto
Sorti sur Steam dans une version en accès anticipé, Sol Cesto est la promesse encore en cours d’un jeu dont la boucle principale est déjà très addictive. Sur une grille de cases représentant chacune une opportunité ou une menace, on choisit une ligne où envoyer nos petits chevaliers au design très Métal Hurlant (signé par le bédéiste français Chariospirale), en espérant que les probabilités soient de notre côté. L’aspect casino du jeu le place dans le sillage inévitable d’un Balatro, mais la façon d’intégrer le facteur chance au cœur même du gameplay en fait une proposition véritablement originale, que l’on a hâte de voir évoluer.
Citizen Sleeper 2
Il est là le grand RPG de l’année d’inspiration tabletop, approchant une certaine idée de la perfection en matière d’histoire interactive, en plus de réussir l’un des meilleurs récits SF de ces dernières années. Gareth Damian Martin revisite l’univers et les mécaniques de son premier jeu (avec lequel il n’est pas nécessaire d’être familier pour se lancer dans ce second opus) en approfondissant l’interaction avec les personnages secondaires, désormais recrutables dans un vaisseau qui arpente le système Helion. On se lance dans chaque mission avec un véritable enjeu en tête, et l’on traverse ce bout d’humanité galactique en lambeaux en nouant des relations d’autant plus inoubliables qu’elles sont pour beaucoup éphémères, et que le destin de chaque personnage nous échappe souvent. Les musiques d’Amos Roddy – comme les dessins de Guillaume Singelin – sont à pleurer.



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