[CANNES 2019] «Roubaix, une lumière (Oh Mercy)» de Arnaud Desplechin?

Le Chaos enquête avant l’annonce de la sélection de Cannes 2019 et se demande si Arnaud Desplechin a ses chances sur la Croisette.

PAR GAUTIER ROOS / PHOTO: COMPTE TWITTER ARNAUD DESPLECHIN

Roubaix, une nuit de Noël. Le commissaire Daoud sillonne la ville qui l’a vu grandir. Voitures brûlées, altercations… Face à la misère, aux mensonges, aux désarrois, Daoud toujours sait. Tableau d’un monde en crise, le film se charge alors d’une mission : rendre leur humanité aux coupables.

Les coupables en question, ce sont deux jeunes femmes ayant (dans la vraie vie) assassiné une vieille dame en 2002 : ça fait un moment que le père Arnaud espère porter ce fait divers sur grand écran, dans son Roubaix natal. Les deux rôles féminins ont été confiés à Léa Seydoux et Sara Forestier : on espère que la greffe va prendre avec ces deux actrices ayant, chacune à leur façon, des petits problèmes ponctuels de Vitamine C.

Roschdy Zem et Antoine Reinartz (120 BPM) complètent le casting d’un film qui devrait lorgner du côté du polar, bien que « les tragédies humaines » intéressent plus notre french cinéaste que « l’aspect de suspense ». Pour la première fois, des comédiens non professionnels viennent arrondir la feuille de route. Comme sur Ismael’s Ghosts, on retrouve la jeune Léa Mysius à l’écriture. Si l’intrigue laisse miroiter une parenté avec La cérémonie (1995), c’est plutôt du côté du Faux coupable d’Hitchcock (1956) qu’AD aurait puisé l’inspiration, le cinéaste vouant au film une éternelle admiration.

Et si nos calculs sont bons, ça fait depuis Rois et Reines il y a 15 ans que Desplechin n’a pas loupé un seul Cannes. Confident Frémaux aura peut-être à cœur de laver l’accueil bien mitigé observé il y a deux ans en ouverture (les organisateurs avaient jugé bon de caler la soirée du festival à deux pas du Palais pendant la séance de 22h…).

Pourquoi ça sent bon : Pascal Caucheteux est très fort pour prendre d’assaut la sélection officielle et bourrer ses valises avec des récompenses azuréennes (A Beautiful Day, Faute d’amour, La Tortue Rouge, Baccalauréat, Moi, Daniel Blake…). Gare à l’overdose cette année, puisque Ken Loach est de retour et que Lucie Borleteau fait figure de très bonne candidate…

Pourquoi ça pourrait coincer : Comment ça, un film de Desplechin sans Amalric, « c’est pas vraiment du Desplechin » ?

Les articles les plus lus

Les dix meilleurs films de 2026 (pour le moment…)

Quels sont les films vus, critiqués, aimés (et moins...

Le thriller romantique queer « The Serpent’s Skin » de Maio Mackay dévoilé dans une bande-annonce prometteuse

Une bande-annonce vient d’être dévoilée pour The Serpent's Skin,...

Culte des années 2000 : The Detroit Experiment – « Think Twice »

En 2002, Carl Craig enregistre une nouvelle version de...

« Salvation » de Emin Alper : recette pour un massacre

Avec Burning Days (2022), sorte de Réveil dans la...

Culte des années 2000 : Freezepop – « Less Talk More Rokk »

Au milieu des années 2000, Freezepop commence à changer...

Culte des années 90 : Mos Def – « May-December »

Surprise : après seize titres, Mos Def termine Black...

Culte des années 90 : Laika – « Almost Sleeping »

Le groupe Laika se forme à Londres en 1993...

Culte des années 80 : Cameo – « Word Up »

Une batterie électronique sèche, une basse qui cogne, quelques...

Culte des années 2010 : Red Axes – « Papa Sooma »

Papa Sooma s’ouvre sur quelques notes de clavier, une...
spot_img

À lire absolument

spot_imgspot_img
ga('send', 'pageview');
error: Content is protected !!