« Breaking The Waves », « Crash », « Henry: Portrait d’un Serial Killer »… Du grand chaos au « Maudit Festival »

Le Maudit Festival, événement cinématographique porté par l’association Terreur Nocturne, tiendra sa 7e édition du 27 janvier au 1er février 2026 à Grenoble. Fidèle à sa ligne éditoriale, l’événement proposera une programmation sous le thème « À La Marge », explorant des œuvres de patrimoine oubliées, subversives ou en avance sur leur temps, tout en mettant à l’honneur les figures et communautés « rejetées » de la société. Depuis 2020, le festival s’est donné pour mission de faire découvrir un cinéma « rejeté par une certaine intelligentsia bien-pensante » en proposant une sélection internationale et inter-générationnelle.

La programmation 2026 s’ouvrira avec le chef-d’œuvre de Lars Von Trier, Breaking the Waves (1996), un drame déchirant explorant l’amour, le sacrifice, l’abnégation, le don de soi et la foi radicale à travers le destin d’une jeune femme dans une communauté rigoriste ; parmi les temps forts annoncés, le public pourra redécouvrir Crash de David Cronenberg (1996), une exploration fascinante de la fétichisation des accidents de voiture et de la sexualité mécanisée, d’après le roman de J.G. Ballard, projeté lors d’une soirée spéciale le vendredi, ainsi que La Secrétaire de Steven Shainberg (2002), une comédie dramatique audacieuse sur une jeune femme qui découvre sa vocation dans une relation sado-masochiste avec son patron, et un double-programme « frissons » le jeudi soir avec Henry: Portrait d’un Serial Killer de John McNaughton (1986), un film très brutal, inspiré de l’histoire vraie du tueur en série Henry Lee Lucas, suivi de Schizophrenia de Gerald Kargl (1983), le parcours mental d’un meurtrier psychopathe filmé avec une caméra subjective.

Le Maudit Festival est également l’occasion d’expériences de cinéma singulières, incluant une séance ciné-débat consacrée au film culte de la blaxploitation, Ganja & Hess de Bill Gunn (1973), un film de vampires afro-américain aux accents expérimentaux, souvent considéré comme une œuvre majeure de ce genre ; par ailleurs, la traditionnelle soirée « Grindhouse » sera dédiée à la communauté Queer avec une double séance : But I’m A Cheerleader de Jamie Babbit (1999), une satire haute en couleur des thérapies de conversion pour adolescents, suivi de Hairspray de John Waters (1988), une comédie exubérante qui célèbre la danse, l’intégration raciale et l’acceptation de soi dans les années 60, tandis que la séance de minuit mettra à l’honneur Kissed de Lynne Stopkewich (1996), un film explorant le thème tabou de la nécrophilie avec une poésie parfaitement dérangeante. Le festival proposera également un programme de courts métrages d’animation déjantés, un recueil de courts métrages iraniens pour le jeune public (Le Petit Monde de Bahador, 2006), et se clôturera par le documentaire Les indiens à Hollywood, une tragédie américaine de Clara et Julia Kuperberg (2024), une enquête récente sur l’histoire et la représentation des Amérindiens dans le cinéma hollywoodien. Plus d’infos sur leur site.

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