Qui n’a pas rêvé de voir la bande dessinée Black Hole adaptée au cinéma ou en série ? Eh bien, ce rêve va devenir une réalité. Aux commandes, un choix parfait en Jane Schoenbrun à qui l’on doit les Charles-Burns compatibles We’re All Going To The World’s Fair et I saw the TV glow.
Cela faisait tant de temps que nous attendions cette heureuse nouvelle qu’une adaptation de la bande dessinée Black Hole de Charles Burns, plongée mélancolique dans une petite ville américaine où une étrange maladie fait son apparition. Ce mal, vite baptisé « la Crève », affecte exclusivement la population adolescente. Les symptômes, aussi variés qu’imprévisibles, provoquent parfois d’ignobles mutations. Rapidement, les pestiférés s’isolent et tentent de vivre avec cette maladie venue de nulle part.
Aussi, on entendait les rumeurs et les enthousiasmes tous azimuts. David Fincher était branché par le projet, dit-on. David Robert Mitchell semblait un choix tout trouvé, se réjouissait-on… mais pour diverses raisons, il n’avait jamais vu le jour. Quelque chose bloquait, sans que l’on sache réellement quoi. Nous en avions même parlé avec son créateur Charles Burns, l’auteur de bédé avait déclaré : « Il y a eu tellement de scripts et de possibles metteurs en scène pour Black Hole (…) Comme tout le monde, j’aimerais être surpris par quelque chose que je n’aurais jamais imaginé. Je crois qu’on n’a pas besoin d’une adaptation littérale. Ça pourrait être en noir et blanc, bien que ce ne soit pas nécessaire. Et ça n’a pas besoin d’avoir lieu dans les années 70 non plus. Je sais à quoi tout ressemblait à ce stade. Le cerveau est câblé d’une façon différente lorsqu’on a 17 ou 18 ans, et je me souviens des émotions de cet âge également. Ce que je trouve gratifiant de la part des gens qui réagissent positivement à Black Hole, c’est leur diversité: quel que soit leur genre, leur âge, leur nationalité, leur culture, il y a toujours quelque chose auquel ils sont sensibles (…) Il y a quelque chose qui dépasse mon propre milieu d’adolescent blanc de classe moyenne, qui a grandi dans les années 70. Ça parle à des gens variés, ce qui est très agréable. Mon intention était de raconter une histoire qui soit fidèle à ce que j’ai connu. »
Ce ne sera donc pas au cinéma, mais sur une télévision qu’on verra sa transposition. Netflix a en effet remporté des enchères serrées pour les droits de diffusion d’une série tirée de la bande dessinée Black Hole, de Charles Burns. Jane Schoenbrun (I saw the TV glow) sera aux commandes et vu la qualité de son cinéma, soutenu depuis le début sur ce site, c’est peu dire que cette nouvelle nous emballe.
Babe wake up new lifelong dream project just dropped. https://t.co/61DYBMqOja
— Jane Schoenbrun (@sapphicspielbrg) October 23, 2025



