Les indies, c’est comme pour le reste, il y en a de toutes les tailles. Joe Richardson, développeur Écossais clôturant avec ce Death of the Reprobate une trilogie de jeux entièrement réalisée à partir de tableaux de la Renaissance, affectionne plutôt les productions courtes – autant dans le temps de développement que dans la durée de jeu. Son petit dernier, auto édité et développé en trois ans pour trois heures maximum de jeu, ne déroge pas vraiment à la règle, même s’il est à ce jour son œuvre la plus ventrue et complète.
Travaillant toujours la forme du point-and-click (que, selon ses mots, « il déteste ») en en conservant les mécaniques old-school mais en en simplifiant les énigmes, Joe Richardson continue d’explorer toute l’absurdité de ce genre pour des effets comiques du plus bel effet, ici sous influence rabelaisienne. Drôles et cinglants, les dialogues et les descriptions atteignent dans ce dernier jeu des sommets, que le joueur s’évertue à épuiser pour n’en rien manquer. Avec l’une des fins les plus kamikazes auxquelles il nous a été donné de jouer, ce Death of the Reprobate est le jeu malpoli de cette année. Retrouvez notre critique et l’interview de son concepteur génial ici.


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