Quels sont les événements chaos à ne pas manquer cette semaine ? Voici notre sélection des 7 à retenir.
MAIS NE NOUS DÉLIVREZ PAS DU MAL
En 1970, Joël Séria tourne Mais ne nous délivrez pas du mal. Dans ce premier long métrage, il règle ses comptes avec les valeurs bien pensantes et cléricales, inspiré par dix années passées en institution catholique dans sa jeunesse. Sulfureux, instinctif, agressif et provocateur Mais ne nous délivrez pas du mal sort après sept mois de censure au début de l’année 1972. Préalablement, il avait été sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes 1971 où il avait bénéficié d’un bel accueil. Œuvre maudite d’un romantisme noir, à l’esthétique délicieusement malsaine, Mais ne nous délivrez pas du mal est un très grand film injustement méconnu, qu’il convient de découvrir en salles en version restaurée. Sortie le 26 mars.
TARDES DE SOLEDAD
Le film du scandale. Trois ans après Pacifiction, qui a enfin offert un semblant d’unanimité vis-à-vis du cinéma d’Albert Serra, sort Tardes de Soledad, documentaire qui devrait refaire du catalan un cinéaste clivant. La raison ? Le film fait le portrait du jeune Andrés Roca Rey, star incontournable de la corrida contemporaine. Loin d’en faire la critique, Albert Serra, passionné de corrida, dépeint la détermination et la solitude qui distinguent la vie d’un torero, et l’humanise. À l’heure où ce loisir d’un autre temps est de plus en plus chahuté, Tardes de Soledad vient semer la zizanie. Ce qui n’a pas empêché le film de repartir avec le Coquillage d’or 2024, récompense suprême du Festival de San Sebastian. Sortie le 26 mars.
CINÉMA DU RÉEL
Tandis que le Centre Pompidou ferme peu à peu ses portes pour cinq ans, Cinéma du réel pour sa 47e édition prend ses quartiers rive gauche, entre Saint-Germain-des-Prés et le Quartier latin, accueilli par quatre salles indépendantes. Foisonnement des formes, singularité des voix et des regards, cette année encore la compétition revendique un vision ouverte du cinéma documentaire contemporain, à partir de positions subjectives, personnelles, « situées », affirmant aussi que c’est ainsi que l’on peut avoir une vue globale sur le monde. Hors compétition, quatre cinéastes sont mis à l’honneur : Ryusuke Hamaguchi (avec ses premiers documentaires inédits), Wang Bing (avant-premières des deux derniers segments de Jeunesse), la russo-américaine Julia Loktev et le libanais Ghassan Salhab. Du 22 au 29 mars.
PERFUME GENIUS – GLORY
Mike Hadreas (de son vrai nom) est de retour après le succès de son album de 2022 Ugly Season, album de pop expérimentale, après 10 années de constante réinvention. Avec Glory, septième album de Perfume Genius, il entend revenir à un son plus rock et des chansons plus traditionnelles. Certainement pas un pas en arrière, comme l’ont démontré les deux premiers extraits It’s a mirror et No front teeth (en featuring avec Aldous Harding), bijoux de songwriting folk-rock. Sortie le 28 mars.
AYA – HEXED!
Ovni musical signé chez Hyperdub (label de Kode9 et Burial) découvert en 2021 avec l’étrange I’m hole, album de techno-rap intimiste et torturé, la dj londonienne Aya revient en 2025 avec un second opus, hexed!, déjà la pochette la plus horrible de l’année. Les premiers extraits off the esso et navel gazer font l’état d’une musique plus frontale et énervée, comme du Crystal Castles passé à la foreuse. Sortie le 28 mars.
XENOBLADE CHRONICLES X : DEFINITIVE EDITION
Xenoblade Chronicles X: Definitive Edition est la version remastérisée du jeu de rôle en monde ouvert développé par Monolith Soft, initialement sorti en 2015 sur Wii U. Cette édition offre aux joueurs une occasion renouvelée de plonger dans l’univers vaste et immersif de Mira. Quoi de plus de normal de voir débarquer un tel remaster sur Switch, console qui accueillait déjà un remaster du premier Xenoblade Chronicles, ainsi que ses deux suites L’une des principales forces de Xenoblade Chronicles X réside dans son monde ouvert expansif, qui fournira de base, grâce au savoir faire de Monolith Soft, au chef-d’œuvre The Legend of Zelda : Breath of the Wild. En plus des améliorations techniques, cette édition propose du contenu scénaristique exclusif, prolongeant l’histoire et offrant de nouvelles quêtes aux joueurs vétérans comme aux nouveaux venus. Sortie le 20 mars sur Nintendo Switch.
ASSASSIN’S CREED : SHADOWS
Assassin’s Creed Shadows réalise le rêve de nombreux fidèles de la saga en les transportant dans le Japon féodal de la fin du XVIᵉ siècle, durant la période Sengoku. Une époque marquée par des conflits internes et des bouleversements politiques au Japon. Pour la première fois, il sera possible d’incarner simultanément deux personnages, aux facultés différentes et complémentaires : Fujibayashi Naoe, une kunoichi (femme shinobi) experte en infiltration et en techniques de combat discrètes ; Yasuke : un samouraï d’origine africaine, inspiré du personnage historique du même nom, qui a servi sous le seigneur de guerre Oda Nobunaga. C’est le jeu de la dernière chance pour Ubisoft, société française de jeu vidéo, au bord du précipice après des échecs et de nombreux scandales internes ses dernières années. Bien plus peaufiné que ses prédécesseurs, le jeu saura-t-il convaincre les joueurs du monde entier ? Sortie le 20 mars sur PC, Xbox Series et PS5.



