ALLÔ, C’EST SONO SION

[HELLO] SONO SION a laissé un message à la rédaction ce samedi 2 février à 15h10. On attend avec impatience son Prisoners of the Ghostland avec Nicolas Cage.

«Je n’ai jamais cherché à devenir réalisateur. Quand j’étais plus jeune, j’aimais évidemment le cinéma mais j’aimais aussi le manga ou d’autres choses. J’étais quelqu’un de très individualiste. C’est pourquoi je m’étonne moi-même d’être devenu réalisateur car c’est un métier qui consiste précisément à diriger une équipe. Le cinéma est un art collectif alors que j’aime tout particulièrement les travaux individuels. Finalement, je fais un métier que je n’aurais jamais imaginé exercer un jour.

J’ai de nombreuses influences. En ce qui concerne la littérature française, je peux citer Jean Genet, Baudelaire, Jean-Paul Sartre, Joris-Karl Huysmans, Georges Bataille, Arthur Rimbaud, Lautréamont, tous les auteurs de la littérature surréaliste. J’admire aussi les peintres mais je ne sais pas lesquels d’entre eux sont français.

On me dit souvent que je suis assez féminin. Pour une raison que j’ignore, je comprends bien les femmes et les sentiments des filles ou des jeunes filles. Je n’ai absolument pas la fibre machiste et je comprends très bien la manière de penser des lycéennes d’aujourd’hui. En revanche, il m’arrive parfois de ne pas comprendre du tout les sentiments des hommes. Je me demande souvent à quoi les hommes s’intéressent chez les femmes. Quand j’étais jeune, à chaque fois que les garçons aimaient une fille de la classe, je n’avais pas du tout les mêmes goûts qu’eux.

La représentation du sang au cinéma n’est effectivement qu’une métaphore. Avant de débuter une carrière de réalisateur, j’étais poète. A travers mes poésies, je me servais des mots pour exprimer ce que je ressentais. Il en va de même dans mon cinéma, le sang que vous voyez n’est pas une représentation du vrai sang. Par exemple, pour exprimer l’amour passionnel, on peut tout à fait dire en poésie «je suis couvert de sang». C’est un peu ce que je fais à travers mes films.

D’ordinaire, on pense que tomber amoureux est quelque chose de joyeux. Mais en ce qui me concerne, tomber amoureux me rend très triste, très noir.»

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