MORGAN BIZET: Le Festin Chinois (Tsui Hark, 1995)
Ressorti il y a peu en Blu-ray, Le Festin Chinois est un film unique en son genre, à la fois comédie burlesque dans le milieu des concours de cuisine chinoise, film d’action et film de mafia. Un mélange des genres délirants qui fonctionne car Tsui Hark filme chaque étape du concours comme un morceau de bravoure virtuose, qui n’a d’égal que les scènes de fusillades ou de combats au sabre de Time and Tide, The Blade ou encore Swordsman. Un régal (disponible chez Spectrum Films)

GUILLAUME CAMMARATA: Hellbent (Paul Etheredge, 2004)
Lors de la parade d’Halloween à West Hollywood, quatre amis sont la cible d’un tueur masqué ayant un faible pour la décapitation. Film d’horreur gay qui n’entend pas révolutionner le genre mais qui propose un divertissement simple, efficace et sexy en diable. Osez venir me dire après la vision de ce slasher queer et moustache qu’Andrew Levitaz et Dylan Fergus ne vous ont pas provoqué des sueurs autres que froides (disponible en Vod et dvd)

GERARD DELORME: Wormwood (mini-série d’Errol Morris)
Après la mort mystérieuse d’un savant américain tombé de sa chambre d’hôtel dans les années 50, la CIA a conclu à un suicide consécutif à une expérience de LSD qui a mal tourné. Pendant 60 ans, sa famille a enquêté pour déterrer les véritables raisons de cette mort suspecte. Avec son flair habituel pour les sujets irrésistibles, le documentariste Errol Morris retrace un épisode particulièrement sinistre de l’histoire des services secrets américains (disponible sur Netflix)

ROMAIN LE VERN: Starry Eyes (Kevin Kölsch et Dennis Widmyer, 2014)
Ce cauchemar éveillé, hanté par les ombres tutélaires de David Lynch et Roman Polanski, a l’immense mérite d’aller jusqu’au bout de sa logique délirante et rien que pour ça, il mérite le coup d’oeil. A cela s’ajoute la découverte d’une comédienne démente: Alexandra Essoe, que l’on reverra plus tard imiter Shelley Duvall dans Doctor Sleep de Mike Flanagan. Un vrai film d’horreur donc, où les rêves font les stars et où les stars font des cauchemars (disponible sur Shadowz).

JEREMIE MARCHETTI: Fire in the Sky / Visiteurs extra-terrestres (Robert Libierman, 1993) 
Condamné chez nous à une sortie dtv, Fire in the sky a son petit culte aux États-Unis, puisque illustrant l’histoire incroyable d’un enlèvement extra-terrestre dans les années 70, dont le récit fut un best-seller à la véracité plus que discutée! Avec ses odeurs de bois fumé et de bière, le film vire vite prise de tête de bucherons (magnifiée par une superbe photo de Bill Pope) avant d’offrir quinze minutes à la fois sublimes et terrifiantes à l’intérieur d’un vaisseau alien, dont l’esthétique poisseuse et organique annonçaient sans aucun doute la génération X-Files. Le genre de scène qu’on oublie pas et qui fait pardonner largement la fragilité du dispositif (disponible sur Filmo TV / Dvd zone 2 chez Paramount / Blu-ray Australien Zone free chez Imprint – sous-titres anglais)

SINA REGNAULT: The Shield (Shawn Ryan, 2002-2008)
The Shield fait son grand retour sur Canal+, en intégralité. Ses sept saisons sont violentes, sombres et dures. Toutes les scènes d’action sont filmées caméra à l’épaule pour plus de réalisme. L’occasion de revoir Vic Mackey et sa brigade de choc nettoyer les rues de la ville de Los Angeles à coup de fusil à pompe, ratissant aussi bien des coupables que des innocents. Inspirée des agissements des policiers responsables du passage à tabac de Rodney King, la série offre quelque moments de mise en scène mémorables, parfois proche du documentaire, nous plongeant dans l’Amérique de Bush et des années de politique Anti-Gang qui sévissait à l’époque. Une période assez machiavélique où la fin justifiait les moyens (disponible sur Canal+)

GAUTIER ROOS: Niagara (Henry Hathaway, 1953)
L’art du film noir en plein jour et dans un rutilant Technicolor! Marilyn Monroe, Joseph Cotten et Jean Peters (la femme qui perle du front dans le métro new-yorkais cher à Sam Fuller) embarqués dans un drame vénéneux où un érotisme muy caliente infuse chaque plan. Le début d’une longue tradition cinéphilique du ciré flamboyant, que l’horreur seventies aimera tant décliner (Chromosome 3, Alice, Sweet Alice, Ne vous retournez pas)… Hypothèse au doigt mouillé: et si les meilleurs films hitchcockiens avaient été réalisés par ce petit maître forgeron qu’était Hathaway? (disponible en blu-ray chez 20th Century Fox et quelque part sur ce truc de boomer qu’on appelle “télévision”, merci Arte).

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