Ari Aster confirme l’écriture de trois nouveaux films, dont le premier sera tourné en novembre

Le cinéaste américain Ari Aster (Hérédité, Midsommar, Beau Is Afraid… faut-il le rappeler ?) s’apprête à entamer une période particulièrement productive. Lors d’une rencontre avec le public organisée la semaine dernière au Los Feliz Theater de Los Angeles, dans le cadre de la « Bleak Week » de l’American Cinematheque, le réalisateur a révélé qu’il avait actuellement trois projets de longs-métrages sur le feu, dont un dont le tournage est prévu pour novembre prochain. Interrogé par le réalisateur Fede Álvarez lors d’une session de questions-réponses qui suivait la projection de Beau Is Afraid, Ari Aster a partagé ses plans d’avenir avec son cynisme habituel. Après avoir ironisé sur l’avenir à long terme de l’humanité, il a confié : « J’ai quelques films que je veux faire en ce moment. J’en écris un troisième, mais je tourne quelque chose en novembre prochain, et j’en ai un autre déjà programmé. […] J’espère juste que je pourrai continuer à faire des films. » Bien que le cinéaste n’ait pas formellement nommé le film qui entrera en production en novembre, tous les regards se tournent vers Scapegoat, dont nous avions parlé. Ce projet, produit par la société A24, a été annoncé en mai dernier avec Scarlett Johansson en tête d’affiche. Aster en a signé le scénario original et en assurera la réalisation. Si l’intrigue reste officiellement secrète, des rumeurs persistantes indiquent que le film suivra une chirurgienne (incarnée par Johansson) dont le patient (une célébrité inspirée du boxeur et influenceur Jake Paul) meurt sur la table d’opération, déclenchant une vague de harcèlement et d’examens médiatiques menée par l’épouse et le frère du défunt. Questionné par Álvarez sur la peur de se répéter face à la récurrence de ses obsessions esthétiques et thématiques, Ari Aster a expliqué vouloir explorer de nouveaux horizons sans pour autant calculer sa carrière : « Je ne veux pas me répéter, mais je ne veux pas non plus faire de compromis ou devenir trop stratégique », a-t-il déclaré. « Je pense que j’ai de la chance d’aimer sincèrement le cinéma de genre, car c’est un vecteur pour d’autres choses que je veux faire et qui seraient peut-être beaucoup plus difficiles à réaliser [autrement]. J’ai beaucoup de chance d’aimer les films d’horreur et les films d’action. Mon imagination me porte naturellement dans ces directions. » Le réalisateur a conclu en précisant que ces trois prochains films étaient nés de manière organique, à l’instar de ses précédentes œuvres : « Tous les films me sont venus un peu comme ça. Je ne m’assois pas à une table en me demandant ce que je vais faire ensuite. Jusqu’à présent, je n’ai pas eu à le faire. »

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