Zombie walk. Au fin fond de la campagne anglaise, une base militaire héberge et retient prisonniers un groupe d’enfants peu ordinaires qui, malgré le fait d’avoir été infectés par un agent pathogène «zombie» qui a décimé la planète, demeurent capables de penser et de ressentir des émotions.
Rien que pour la scène d’intro. Adaptation voilée du jeu The Last of us – d’après un best-seller de Mike Carey -, ce long métrage remarqué au dernier Festival de Gérardmer décrit l’encadrement d’enfants zombies se nourrissant de chair humaine mais capables de sentiments. Alors que les scientifiques tentent de trouver un hypothétique vaccin, les zombies, à l’extérieur, attaquent…
Campé par un chouette casting (Gemma Arterton, Paddy Considine, Glenn Close), le film – carré dans sa mise en scène – trouve un point d’équilibre vraiment intéressant entre action bourrine, subtilité psychologique et émotion. Il y a bien des scènes trop attendues et on peut trouver que ce qui est montré ressemble un peu à une démo de jeu dont on est exclu, mais voilà qui nous réconcilie avec un registre qu’on croyait condamné depuis quelques années à des parodies ricanantes et des sous-épisodes de The Walking dead pour DTV en promo.

