« The Substance », « La bête aveugle », « Electric Dreams », « Death of the Reprobate »… La sélection du vendredi

Du cinéma, du Blu-ray, du jeu vidéo, du 2.0… c’est la sélection chaos du vendredi par la rédaction. Si on devait vous proposer de découvrir notre dernier coup de foudre, ce serait celui-ci…


MORGAN BIZET: The Substance de Coralie Fargeat (cinéma)
Du body horror grandiloquent et jusqu’au-boutiste (cette fin qui croise Carrie, Elephant Man et Society) sur une industrie qui broie ses stars. Et qui ferait d’ailleurs un bon double-programme avec Smile 2 de Parker Finn (encore en salles!), autre cauchemar sur le star-system, même fin extrême, et une rengaine («Il faut sourire quand on est belle») qui hante le film tout du long.


GÉRARD DELORME: The Substance de Coralie Fargeat (cinéma)
Une satire très contemporaine sur les méfaits de la dictature de l’apparence, racontée d’une façon simple et implacable, mais illustrée avec la volonté assumée d’en mettre plein la vue. Il y a longtemps qu’on n’avait rien vu d’aussi énorme.


ROMAIN LE VERN: La bête aveugle de Yasuzô Masumura (Blu-ray)
Un sculpteur aveugle enlève et séquestre dans son atelier un modèle afin qu’elle devienne une statue. Classique chaos en eaux troubles par un cinéaste spécialiste des histoires sulfureuses.


JÉRÉMIE MARCHETTI: La belle et l’ordinateur de Steve Barron (Blu-ray)
Gros flop en son temps chapeauté par la maison Virgin, Electric Dreams c’est un peu le HAL de 2001 qui se serait incrusté dans une rom’com. Avec son San Francisco filmé comme un spot kodak, sa technologie galopante à la fois savoureusement datée et gentiment visionnaire (on annonce les ravages d’Alexa avec une machine contrôlant un appart entier), ses moutons électriques, sa rencontre musicale entre Jeff « ELO » Lynn et Giorgio Moroder, ses travellings incessants… Un objet pop qui embrasse sa naïveté et ses tics de pubard et, malgré tout, n’en oublie pas l’émotion: voir Virginia Madsen qui pleure devant un ordinateur qui lui déclare son amour, et mourir un peu.


THIBAULT RIVERA: Death of the Reprobate de Joe Richardson (jeu vidéo)
Si vous rêvez de vous plonger dans des tableaux animés de la Renaissance et vivre une expérience de jeu point-and-click complètement barrée, le dernier jeu de Joe Richardson est sorti cette semaine! De plus amples infos sur son travail bientôt sur le site…


GAUTIER ROOS: The Substance de Coralie Fargeat (cinéma) + Body Double de Brian de Palma en Steelbook 4K (Blu-ray)
Et les deux à la suite, ou les deux l’un dans l’autre, c’est selon (pensez à manger un bout avant de vous enfiler ce double morceau de cringe horror).

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