Un officier de police (Kōji Yakusho) enquête sur une série de meurtres dont les victimes sont retrouvées avec une croix gravée dans le cou. Un jour, un jeune vagabond (Masato Hagiwara) est arrêté près de l’endroit où a été retrouvé le dernier corps. Il est vite identifié comme un ancien étudiant en psychologie, devenu fou et ayant d’inquiétants pouvoirs hypnotiques, lui permettant de pousser des gens à commettre des actes criminels…
Formé au pink eiga (film érotique) avant de s’aventurer dans le fantastique, Kiyoshi Kurosawa est un cinéaste très, très inégal, dont on adore certains longs, d’autres beaucoup moins. Tourné dans les années 90 après une série de films pour le V-cinéma, Cure fait partie du haut du panier de sa filmographie et pour qui veut partir à la rencontre de son cinéma, c’est une initiation parfaite, un thriller sur la relation tordue entre un criminel et un détective, sous la double influence du Silence des agneaux de Jonathan Demme et de L’Étrangleur de Boston de Richard Fleischer. Le réalisateur japonais y filme la désintégration insidieuse de la famille japonaise par un tueur-hypnotiseur tel Tarkovski. Plans-séquences, travail sur l’espace et le temps mettent en place une ambiance horrifique et mortifère qui glace le sang, jusqu’à un final d’une noirceur sans égale. Signé un an avant Ring d’Hideo Nakata, il annonce toute la vague de J-Horror de la fin des années 90.
Édition collector limitéeBoîtier avec fourreau Contient : le 4K Ultra HD du film le Blu-ray du film |
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