Sash!, c’est le pseudo! du Dj Sascha Lappessen! (oui, on aime les points d’exclamation, comme lui…), soutenu par Thomas «Alisson» Lüdke et Ralf Kappmeier. Et son tube s’appelle Encore une fois. Une première écoute suffisait, on adorait tout dedans. La voix robotique de la chanteuse assurant: « Mesdames, messieurs, le disc-jockey Sash! est de retour »; ce qui était beau, presque surréaliste dans la démarche, puisque pour nous, il n’était jamais arrivé. Et que, accessoirement, le clip de Encore une fois se déroulait dans une gare, s’attachant à des quidams qui attendaient le train. Et puis cette choriste, à peine revenue de la Techno Parade, répétant jusqu’à l’essoufflement ENCORE UNE FOIS, ENCORE UNE FOIS, ENCORE UNE…
La même choriste qui nous parle en intro du « succès imprévu du titre It’s my life« , que personne ne connait réellement et que voici – entre nous, on dirait du sous-S’Express.
Toujours la même choriste pour Tout feu tout flamme qui reprend le beat dzimboumbant et les phrases en français…
Changement de choriste deux ans plus tard pour le génial Ecuador du même SASH! avec, cette fois, Rodriguez, un mec au chapeau très énervé, faisant de grands gestes avec les bras, hurlant EQUUUUADDDOOOOORRRR dans la vallée perdue à la recherche de son aigle et maybe de son écho.
Courant 1997, sort le premier album de 12 titres dont le single Stay – fierté: le clip est tourné avec le sosie de Black Box dans le quartier de La Défense.
Sash! se met en scène, à la recherche de sa choriste un peu paumée dans le dédale de verre.
Sash! adore la France. Trop bien.
La Primavera et Mysterious Times (dont une version Abba avec des ouh-oh-ouh-oh) connaitront un petit succès au Hit Machine.
Mais l’Eurodance se fane irrémédiablement. Et Sash! n’évolue pas d’un iota.
Seule anecdote amusante concernant Sash!, et que l’on sait trop peu: il a collaboré avec Dr Alban sur deux titres, version yaourt de Deep Forest, qui nous font réaliser à quel point Sing Hallelujah est loin:
Tout d’abord, l’affreux Colour the World. Et Hello South Afrika, inspiré par la Coupe du monde de football…
Enfin, pour rigoler, on notera un featuring de Boy George grimé en l’infâme Geneviève de Fontenay sur Run…



