Notre lectrice Lucie Inland donne ses cinq films Chaos préférés au monde. Pour envoyer vos textes: redaction@chaosreign.fr
Lost Highway de David Lynch (1997)
«Je ne pouvais pas commencer mon top cinq Chaos sans citer Lynch, et après avoir hésité avec Blue Velvet, j’ai tranché pour l’aussi mythique Lost Highway. C’est le film que je conseille à quiconque voulant se frotter à l’univers de l’artiste, une porte d’entrée à la fois bien balisée pour s’initier tout en plongeant au cœur de sa complexe noirceur. Jalousie incontrôlable, désir, voyeurisme, jeux de doubles, quelques touches twin-peaksienne et une bande son à tomber produite par Trent Reznor, et vous aussi vous sombrerez dans ce chaos nocturne et brûlant.»
Pi de Darren Aronofsky (1998)
«Sous-titré «Faith In Chaos» pour la sortie DVD en anglais, ce film est d’autant plus un de mes incontournables. Je ne comprends rien aux mathématiques ni à la mystique juive mais l’obsession de Maximilian Cohen (Sean Gullette) m’a happé, ainsi que le très beau noir et blanc de l’image. Vous aurez peut être aussi mal à la tête à la fin du film, mais ce sera avec un plaisir certain.»
Dans Ma Peau de Marina De Van (2002)
«Probablement mon film préféré sur le cannibalisme, dépouillé de son vernis mondain à la Hannibal Lecter pour ne se focaliser que sur la chair, sa chair, à explorer loin du jugement des autres. C’est le premier long métrage de Marina De Van qui interprète également le rôle principal, celui d’Esther qui noue tant bien que mal (mais surtout en ayant mal) une relation déjà compliquée avec son corps, intimiste jusqu’à la dévoration. Âmes sensibles s’abstenir.»
Valérie Aux Pays Des Merveilles de Jaromil Jires (1970)
«Conte initiatique culte de la Nouvelle Vague tchèque, qui nous emmène avec la jeune Valérie (interprétée par Jaroslava Schallerova qui n’avait que 13 ans) dans un monde onirique fait de vampires et d’hommes d’églises tous aussi lubriques et ténébreux, à l’érotisme léger et vintage. A regarder avant ou après Mais ne nous délivrez pas du mal de Joël Séria (1971).»
Jawbreaker de Darren Stein (1999)
«Pour le dessert voici le bonbon de ce top, un « jawbreaker » fatal qui causera la mort de Liz Purr le jour de son anniversaire, puis la perte de sa bande de copines et de leur «teen dream» menée par Courtney (Rose McGowan, bien sûr). Un teen movie acide et drôle, probablement le meilleur du genre à mon sens avec Heathers (Michael Lehmann, 1989, avec bien sûr aussi Winona Ryder).»

