Roi du Chaos Memories et du Chaos Interdit, Jérémie Marchetti donne 5 raretés à exhumer pour Halloween
The Boneyard (James Cummins, 1991)
Étonnante petite série b d’horreur où des gamins zombies (et pas que) foutent le boxon dans une morgue. Le budget s’accorde avant tout sur les créatures, souvent hallucinantes, mais sa galerie de personnages très atypiques (dont une héroïne medium hors-normes) le fait clairement sortir du lot des productions horrifiques assez prévisibles des 90’s. Et puis franchement, un film avec un caniche géant ne peut être un mauvais film…
Spookies (Genie Joseph, 1986)
Shooté en deux temps, ce qui amplifie la sensation de bordel ambiant, Spookies a une parfaite gueule d’Halloween-movie dans ce que cela implique de réjouissant et de maladroit. Véritable paradis pour maquilleurs drogués, où se succèdent femme-araignée, gobelins, zombies, loup-garou…ce capharnaüm de latex titille plus pour sa générosité que sa cohérence.
Spellcaster (Rafal Zielinski, 1988)
Il s’agit de la dernière production Empire, restée longtemps dans le placard (tout comme son compagnon d’infortune Catacomb), un peu à tort avouons-le. Une belle bande d’abrutis s’y dispute un potentiel trésor dans un château italien (bâtisse appartenant à Charles Band et revenant continuellement dans les productions Full Moon) sous le regard de Adam Ant en hôte démoniaque ! Ce n’est pas vraiment ce qu’on peut appeler un bon film, mais c’est un vrai bon moment, en particulier si on aime les perso si stéréotypés qu’ils en deviennent savoureux et les monstres de John Carl Buechler (dont un trône vampire !).
Mirror Mirror (Marina Sargenti, 1990)
Un des rares faits d’armes de Marina Sargenti, qui signe là un rip-off de Carrie (ou de Christine au choix) assez savoureux malgré ses allures de dtv nineties sans avenir. Une ado gothos (formidable Rainbow Harvest) y est envoûtée par un miroir hanté qui va pouvoir l’aider à péter la tronche aux pom-pom girls insolentes et aux minous décérébrés, le tout sur un tempo confortable. Un très belle scène de communion sanglante, où l’héroïne semble faire littéralement l’amour au miroir ensanglantée, et une pointe d’humour camp bien gérée par Karen Black en maman froufrou. Par contre difficile d’être indulgent avec ses trois (!) suites…
Shrunken Heads (Richard Elfman, 1994)
On connaît bien Richard Elfman pour Forbidden Zone, mais moins pour cette prod Full Moon très sympathique avec des gamins vengeurs transformés en têtes réduites volantes et Meg Tilly dans le rôle du bad guy (oui vous avez bien lu). Moins barré que sa comédie musicale cultissime (forcement) mais un cran dessus que les prod de Band et compagnie niveau craziness.

