Rabah Ameur-Zaïmeche, Marie-Claude Treilhou, Lizzie Borden, René Vautier, Jean Eustache… Tous à Belfort!

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Armé d’un nouveau comité de sélection, le festival du film international du film de Belfort vous ouvre ses portes ce dimanche. Le chaos ira prendre la température (muni d’une parka) sur les derniers jours de cette 37e édition.

Aux côtés des traditionnelles compétitions longs et courts-métrages, une programmation aux petits oignons viendra épicer la manifestation. Côté avant-premières: Corsage de Marie Kreutzer, Falcon Lake de Charlotte Le Bon, El Agua d’Elena Lopez Riera, Le Parfum vert de Nicolas Pariser, La Montagne de Thomas Salvador, Goutte d’or de Clément Cogitore, Relaxe d’Audrey Ginestet, Atlantic Bar de Fanny Molins… Mais aussi l’attendu Astrakan de David Depesseville (avec Bastien Bouillon et Jenny Beth), le nouveau – c’est presque un pléonasme – Hong Sang-soo (La Romancière, le film et le heureux hasard) et un coup de coeur rapporté de nos valises cannoises, Godland de Hlynur Palmason. Le rayon patrimoine sera bien garni avec la copie flambant neuve du Losange de Mes petites amoureuses, Vincent mit l’âne dans un pré de Pierre Zucca (en présence de Sylvie) ainsi qu’Un petit cas de conscience de Marie-Claude Treilhou, qui sera présente on stage avec ses actrices Ingrid Bourgoin et Dominique Cabrera (Alain Guiraudie et Claire Simon jouent également dans ce film tourné avec les moyens du bord).

Rabah Ameur-Zaïmeche (Wesh wesh, qu’est-ce qui se passe, Bled Number One, Histoire de Judas…) y honorera sa toute première rétrospective intégrale, l’occasion de découvrir son nouveau film, évidemment très attendu (et manqué au FIFIB) Le Gang des bois du temple. Emmanuelle Cuau, cinéaste qu’on connaît mal mais dont on nous murmure le plus grand bien (Pris de court avec Efira, Très bien, merci avec Melki/Kiberlain ou encore un premier long baptisé Circuit Carole avec une Bulle Ogier toute en regards dérobés), sera elle aussi à l’honneur.

Une «leçon de contre-culture générale» vous permettra de réviser vos films de réalisatrices US explorant les marges des années 80: Lizzie Borden (Born in flames, Working Girls) sera présente en chair et en os au sein d’une programmation où vous croiserez également les oeuvres de Kathleen Collins, Vivienne Dick, Bette Gordon, Penelope Spheeris (la femme derrière Wayne’s World).

Attention toute particulière sera portée aux films du soir, où chaque séance précédera un chouette after des familles: The Appointment de Lindsey C. Vickers, Superbad de Greg Mottola, Monkey Shines de George A. Romero, Mais ne nous délivrez pas du mal de Joël Séria (non, ce n’est pas une carte blanche chaos mais ça y ressemble franchement)!j

La Transversale Désobéissances fera la part belle à tout ce qui touche à l’émancipation au cinéma: grèves spontanées, provocations on stage, transgressions intimes et autres élans de contestation collective seront à l’honneur pour une programmation qui tombe à point nommé en ces temps de léthargie politique. L’occasion de redécouvrir Un chant d’amour de Jean Genet, L’extase des anges de Kōji Wakamatsu, Passion de Jean-Luc Godard, Lenny de Bob Fosse, du René Vautier en copies restaurées, un «music-hall tragi-comique» de Med Hondo ou encore ce chef-d’oeuvre d’Alan Clarke que sapelorio Rita, Susie et Bob aussi.

Un programme à retrouver sur le site du festival. G.R.

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