« Love It Was Not » de Maya Sarfaty: la curiosité de la semaine au cinéma

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Des 999 premières femmes envoyées à Auschwitz, seules 22 ont survécu. Helena Citron est l’une d’entre elles. À Auschwitz, elle attire l’attention de l’officier SS autrichien Franz Wunsch, qui tombe éperdument amoureux d’elle. Wunsch la protège autant que possible et sauve sa sœur Roza des griffes de l’enfer. Mais en tant qu’officier SS, il présente aussi une facette très différente. Une trentaine d’années plus tard, la femme de Wunsch écrit à Helena, qui a émigré en Israël après la guerre, pour lui demander de témoigner en faveur de Wunsch lors de son procès pour crimes de guerre à Vienne. Avec ce film très fort, en salles ce mercredi, la réalisatrice israélienne Maya Sarfaty s’aventure dans bien des zones d’ombre et des ambiguïtés morales avec sa façon bien à elle de raconter le passé qui ne passe pas: des photos travaillées avec effets visuels et sonores, des témoignages de survivantes âgées de 90 ans… Son audace a déjà payé par le passé: elle a remporté l’Oscar du Meilleur Court-Métrage Documentaire Étranger réalisé par un étudiant en 2016 pour The Most Beautiful Woman in the World, qui était déjà l’histoire d’Helena Citron. De là à en faire la nouvelle Liliana Cavani? Bien mieux: une cinéaste téméraire résolument à suivre. Et un docu à voir.

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