Les 5 films chaos du réalisateur Bertrand Mandico

MONDOCHAOS! BERTRAND MANDICO donne ses 5 FILMS CHAOS PRÉFÉRÉS AU MONDE.


POVELITEL MUKH (LORD OF THE FLIES) de Vladimir Tyulkin (1990)
«Documentaire post Chaos, beau et répugnant sur un éleveur de mouches, dompteur d’enfer. Un Mondo brut, derrière la porte slave. «Le chainon manquant entre Massacre à la tronçonneuse et Andreï Roublev» me disait un ami qui a le sens de la formule.»


HEROSTRATUS de Don Levy (1967)
«Film orphelin, Anglais (comme tous les orphelins). Une expérience pop-existentielle, pop-désespérée, pop-exaspérante, pop dans la grisaille. Un saut dans le vide, le suicide marketing d’un poète esseulé… Pour résumer simplement. Ce long métrage expérimental et flamboyant a été un réservoir d’inspiration pour un grand nombre de cinéastes anglais, peut-on lire. Une époque… On peut voir dans ce beau film, l’ombre de J.G. Ballard flotter dans le ciel Londonien, la trace de Bacon sur les murs d’un immeuble, ou sentir le souffle d’Allen Jones dans la nuque d’Helen Mirren.»


MANDALA de Akio Jissoji (1971)
«Un travelling est une affaire de morale… Chez Jissoji, le travelling est une affaire de Chaos. Le travelling en fuites répétées, le travelling en suites majeures, le travelling ensablé, le travelling endiablé – au corps – raccord… Mandala c’est l’enfer érotique: l’antichambre de l’amour, la violence, le rite de vie pour dire vite. Akio Jissoji est un cinéaste passionnant et oublié quelque-part entre Zulawski et Anger (pour faire de larges parenthèses).»


UN COIN TRANQUILLE A LA CAMPAGNE de Elio Petri (1969)
«Un giallo qui n’en est pas (un Arancione donc)… Un fantôme hante un artiste, pop (encore), romantique et désorienté. La rencontre sur l’écran et dans la vie entre Franco Nero et Vanessa Redgrave. Django et Blow up sont dans un studio, Django s’attache, Blow up photographie… Elio Petri au sommet «la forme dans tous ses états», la main de Jim Dine, Morricone improvise, Tonino Guerra poétise.»


WHITE STAR de Roland Klick (1983)
«Dennis Hopper est l’acteur le plus Chaos au monde. Il trace une route sinueuse au travers des films qu’il interprète en performeur nerveux, dopé, suant, fiévreux… Et toujours vivant. Il n’est pas mort Dennis, il brûle les films qu’il traverse, l’acteur Phoenix. Dans White Star, il est le manager énergique d’un musicien synthétique (chevalier blanc improbable). Dennis bataille, pour imposer sur la scène la punk Berlinoise son blanc poulain. Sinon, Roland Klick est probablement le seul cinéaste Krautrock.»

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