[HOMMAGE NICOLAS ROEG] « Un lent – et miraculeux – dérèglement de tous les sens » par Fabrice du Welz

Nous avons demandé à des journalistes et des cinéastes dans quelle mesure le cinéma de Nicolas Roeg avait bouleversé leur parcours de cinéphile. Réponse de Fabrice du Welz.

«Les films de Nicolas Roeg m’ont accompagné très tôt. J’avais découvert en premier Ne vous retournez pas – je ne m’en suis d’ailleurs jamais complètement remis – et j’étais tombé amoureux du film et de son créateur. J’ai vu le reste de sa filmographie, plusieurs fois, jusqu’au jour où quelques années plus tard, alors que je présentais mon premier film Calvaire à Neufchâtel, Nicolas Roeg, président du jury s’avance vers moi et m’arrête, hilare: «What a great film, even the pig is fantastic!». A mes yeux, Roeg a toujours été un cinéaste Rimbaldien, son cinéma (notamment ses grands films des années 70, début 80) en forme de mosaïque elliptiques provoquent un lent – et miraculeux – dérèglement de tous les sens.»

Les articles les plus lus

« Duel » : les premiers frissons de Steven Spielberg

Avant de terroriser les spectateurs avec le requin des...

Après « Accident domestique », Caye Casas revient avec « El deseo de mamá »

Le réalisateur espagnol Caye Casas (Accident domestique) vient d’achever...

Curry Barker sur le point de dévoiler son nouveau court-métrage horrifique « Mama Bear »

Fort du succès d’Obsession, le réalisateur Curry Barker revient...

« Molepeople » : Ben Wheatley remplace Rob Savage à la réalisation

Le film d’horreur Molepeople, produit par Blumhouse, Atomic Monster...
spot_img

Notre tableau des étoiles

À lire absolument

spot_imgspot_img