Une sortie spéciale pour l’impressionnant « Jerk » de Gisèle Vienne le 8 avril via le Club Shellac

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Après Les démons de Dorothy, qui sortira simultanément au cinéma, en VOD et en DVD, le distributeur Shellac prévoit d’autres sorties en 2022 avec ce même dispositif. Parmi elles, Jerk de Gisèle Vienne, expérience puissamment chaos découverte au FIFIB, prévue le 8 avril.

Shellac poursuit le développement du Club Shellac, sa plateforme de streaming par abonnement promouvant un cinéma d’auteur et mise en ligne en janvier 2021, avec le lancement dès le mois de janvier 2022 d’un nouveau dispositif sur mesure, les « sorties Club Shellac », alliant simultanément séances spéciales en salle, sortie DVD et diffusion streaming exclusif. Le 14 janvier 2022, le Club Shellac célèbrera son premier anniversaire avec Les démons de Dorothy d’Alexis Langlois, premier film à bénéficier de ce dispositif de sortie tous supports (salle, DVD, SVOD) et une tournée prévue dans les cinémas avec le réalisateur. Parmi les films annoncés en 2022, figure déjà un drôle d’objet chaos qui devrait vous mettre sens dessus dessous: Jerk de Gisèle Vienne, découvert au FIFIB, en salles, en VOD et en DVD le 8 avril.

Vous connaissiez le film d’horreur minimaliste, voici désormais le slasher 70’s prenant la forme d’un seul en scène avec un acteur (Jonathan Capdevielle) juste aidé par ses trois marionnettes! Le tout filmé en un inquiétant plan-séquence… Adapté d’une pièce qui traîne son petit succès depuis une dizaine d’années, Jerk est la reconstitution imaginaire et carrément tétanisante des crimes perpétrés par le serial-killer américain Dean Corll, qui tua plus d’une vingtaine de garçons – dont beaucoup de fugueurs n’ayant pas dépassé la vingtaine – dans le badass Texas des années 70, aidé par ses deux complices David Brooks et Wayne Henley. Attendez-vous à voir tout ce que l’ère post-Manson charrie de glauque et de contre-utopique: cynisme, mégalomanie, emprise du gourou tueur à qui on ne refuse rien, viols en pagaille et nihilisme intégral portant la flamboyante estampille Orange Mécanique. C’est dégueu comme on aime et c’est surtout la preuve (pas si fréquemment apportée) qu’on peut transposer une pièce sur un écran de cinéma sans que ça sente trop le rideau rouge carmin ou les trois coups frappés par le régisseur… Mais on vous en a déjà trop dit. G.R.

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