« After » de Anthony Lapia: c’est beau, des gens qui dansent la nuit!

LES ETOILES DE LA REDAC

Gautier Roos
Lucie Chiquer
Gérard Delorme

No limit. Une nuit, la jeunesse danse comme si demain n’existait pas, la musique emporte tout sur son passage. Quand Félicie rencontre Saïd, elle l’invite à poursuivre la soirée chez elle, en after.

This is the rythm of the night. Un club à Paris. Des rythmes techno entraînants emportent tout le monde: dans ce premier quart d’heure, on se croirait dans Nous ne serons plus jamais seuls de Yann Gonzalez, qui réussissait à saisir une certaine dramaturgie propre à la nuit. Et puis, vient l’heure d’aller au fumoir où d’aller quémander des taz: là le film se met alors à devenir bavard et il nous intéresse déjà beaucoup moins: « Tu me passes une clope? » et « Je peux tafer avec toi, steuplait? » sont répétés à peu près 46 fois de suite, comme si le charme de la nuit n’était justement pas de trouver des stratagèmes pour éviter de poser des questions aussi frontales! Le film se poursuit avec une Louise Chevillotte saisie dans le feu de l’after à domicile, récitant des tracts politiques pas toujours très naturels…

After a quand même la vertu de nous restituer un certain état du monde du lendemain: rimmel qui coule, peau flasque qui déborde du tee-shirt rescapé d’une quelconque BDE, odeur de cendrier et de neurones flambés… Et de nous faire découvrir une magnifique reprise électro d’I go to sleep des Kinks. Et de donner lieu à une très jolie scène de fesses tout en pudeur et en tendresse… Oui, on préfère quand le film montre que quand il parle!

2.0 out of 5.0 stars
25 septembre 2024 en salle | 1h 09min | Drame

De Anthony Lapia | Par Anthony Lapia
Avec Louise Chevillotte, Majd Mastoura, Natalia Wiszniewska
After a quand même la vertu de nous restituer un certain état du monde du lendemain: rimmel qui coule, peau flasque qui déborde du tee-shirt rescapé d’une quelconque BDE, odeur de cendrier et de neurones flambés… Et de nous faire découvrir une magnifique reprise électro d’I go to sleep des Kinks. Et de donner lieu à une très jolie scène de fesses tout en pudeur et en tendresse… Oui, on préfère quand le film montre que quand il parle!"After" de Anthony Lapia: c'est beau, des gens qui dansent la nuit!
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