Culte des années 2000 : Marine Time Keepers – « Soon Comes a Tear »

Le groupe Marine Time Keepers s’est formé en 1998 et a enregistré ses premiers morceaux sur un simple quatre-pistes à cassette. Ces premières chansons arrivent rapidement chez Plastic Pancake, petit label français consacré notamment à l’indiepop, qui publie notamment When Will You Realise That I Care? en 1999, puis Soon Comes a Tear la même année. Le morceau porte particulièrement bien son titre.

Tout y avance avec une lenteur presque suspendue, avec des guitares acoustiques et électriques, une mélodie fragile, une voix en retrait, une impression que la chanson pourrait se défaire à tout moment. Son échelle semble s’élargir, avec cette sensation d’un temps qui s’écoule lentement. C’est sans doute ce qui explique pourquoi Soon Comes a Tear continue de circuler, des années après sa sortie, dans des sélections consacrées au shoegaze, à la dream pop ou aux formes les plus cotonneuses de l’indie. Le titre a aussi été retenu par le Shoegaze Collective dans une sélection où il côtoie Joy Division, The Chameleons, Chapterhouse ou Tearwave : pas forcément parce qu’il relève strictement du shoegaze, mais parce qu’il partage avec cette famille musicale ce goût pour les guitares flottantes, la mélancolie et les chansons qui semblent flotter légèrement à distance de leur époque.

Soon Comes a Tear prend finalement toute sa place dans A Perfect Knowledge of Dreams, le premier album de Marine Time Keepers, publié en 2001 toujours chez Plastic Pancake. Le disque rassemble huit titres et prolonge cette pop rêveuse et mélancolique avec laquelle le groupe s’était fait connaître. Marine Time Keepers reprend ensuite le chemin du studio à partir de 2004, mais l’histoire du groupe reste largement attachée à cette période très particulière de la fin des années 1990 et du début des années 2000.

Les articles les plus lus

spot_img

Notre tableau des étoiles

À lire absolument

spot_imgspot_img