[CRITIQUE] INTRUDERS de Juan Carlos Fresnadillo

Beaucoup de promesses dans ce nouveau long métrage de Juan Carlos Fresnadillo. Cette histoire de famille agressée par un monstre «sans visage», jouant sur les peurs enfantines, les croquemitaines et les légendes urbaines, semblait calibrée pour M. Night Shyamalan. En l’état, elle permet au réalisateur des excellents Intacto et 28 semaines plus tard de tester ses qualités de conteur. Un nouveau Candyman donc ? Oubliez : Intruders est un film de fonctionnaire asthmatique. La déroute est quasi-similaire à celle provoquée par le récent Dream House, de Jim Sheridan. C’est simple : on ne comprend pas ce qui a pu se passer. Malgré quelques éclairs, Fresnadillo ne pouvait pas faire plus prévisible en illustrant un script multipliant les fausses pistes à outrance (rêve/réalité, possession, fantôme) avant une révélation finale improbable. Le casting est la cerise sur le nanar : Clive Owen cachetonne sans vergogne, Daniel Brühl n’a jamais été aussi ridicule que dans ce rôle de prêtre taillé sur mesure pour Udo Kier, Kerry Fox n’apporte rien et Carice Van Houten, désormais spécialisée dans les films maudits, n’a toujours pas convaincu depuis Black Book (Paul Verhoeven, 2006). Il serait peut-être temps de se réveiller.

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