On les a vus – ou on en a entendu de belles choses – au cours de nos différents festivals cette année.
Le 1ᵉʳ janvier reste ce jour d’hiver chaud comme la braise puisque sont arrivés sur les écrans Eephus, le dernier tour de piste (qu’on aime bien), Bird d’Andrea Arnold – qui n’a semble-t-il pas eu l’accueil qu’il méritait au dernier Festival de Cannes – et Pepe de Nelson Carlo de Los Santos Arias, reparti de la dernière Berlinale avec un Prix de la mise en scène (la fascinante histoire d’un hippopotame échappé du zoo de Pablo Escobar, oui oui…)
Le 8, place au nouveau Jia Zhangke, Les feux sauvages, qu’on va aller revoir tant on n’avait rien compris à la projo de gala cannoise… Nous suivrons avec attention la sortie de Babygirl – film sado-maso avec Nicole Kidman et Antonio Banderas qui a secoué la Biennale de Venise – ainsi que celle du Dossier Maldoror de Fabrice Du Welz le 15 janvier. Sans oublier Julie keeps quiet de Leonardo Van Dijl le 29, qui narre l’histoire d’un abus dans le monde du tennis et d’une parole qui se libère difficilement: Prix SACD de la Semaine de la Critique plutôt mérité. La mer au loin de Saïd Hamich – très beau mélo chroniqué hâtivement lors de la dernière Semaine – arrive en salles le 5 février; le super attendu et super shocking The brutalist de Brady Corbet le 12 ; date de sortie qui est également celle des Damnés de Roberto Minervini, dont nous sommes TOTALEMENT passés à côté à Cannes (Gérard, ainsi qu’une bonne partie de la critique, semble néanmoins l’apprécier)…
En Orizzonti à Venise, L’attachement de Carine Tardieu est une dramédie fort réussie avec Valeria Bruni Tedeschi (oui, oui), Pio Marmaï et Vimala Pons programmé le 19 février, soit une semaine avant le Maman déchire d’Emilie Brisavoine, qui arrive – enfin – dans les salles françaises après avoir envoûté les spectateurs fifibiens et belfortiens en 2023. On nous a également dit du bien de Bonjour l’asile de Judith Davis (Tout ce qu’il me reste de la révolution), plébiscité notamment par Guillaume Brac dans son top chaos ici.
En mars, vous goûterez le portrait vitaminé réalisé de l’artiste queer Peach par Marie Losier (Peach goes bananas, chroniqué au dernier FIFIB) ; Vermiglio ou La Mariée des Montagnes de Maura Delpero dont la réputation de chef-d’œuvre nous a été attestée par plusieurs personnes ; ainsi qu’Aimer perdre des frères Guit (Fils de plouc), un délicieux poème cracra consacré à l’art de la dèche avec Melvil Poupaud en guest (la critique est là: le film a fait hurler de rire partout où il est passé). Mentionnons aussi Ce nouvel an qui n’est jamais arrivé/The New Year that Never came de Bogdan Mureşanu qui raconte en six histoires fragmentaires la chute de Ceausescu et que nous avons découvert, entre deux croques gallois (welsh) si caractéristiques du Nord-Pas-de-Calais, au dernier Festival d’Arras.
Ce n’est qu’un au revoir, le beau teenage portrait de Guillaume Brac, déboule en salles le 2 avril, près d’un an après sa projection à l’ACID ; il sera suivi le 9 par le fort réussi Mikado de Baya Kasmi, relecture franchouillarde d’À bout de course de Sidney Lumet featuring Félix Moati, Vimala Pons et Ramzy Bedia. Mais l’événement du mois, c’est bien sûr Soundtrack to a Coup d’État, formidable docu musical de Johan Grimonprez découvert au 47ᵉ Cinéma du Réel et dont voici le pitch: avec l’indépendance du Congo en toile de fond, le film associe vague d’indépendance africaine, mouvement des droits civiques aux États-Unis et guerre froide, avec l’arme la moins conventionnelle des États-Unis: le jazz.
Gazer, thriller conspi 70s repéré à la Quinzaine et qu’on aime plutôt bien, a droit à sa sortie le 23 avril, Little Jaffna de Lawrence Valin – qui traîne une excellente réputation depuis son accompagnement par la Fondation Gan 2023 – est programmé le 30 ; une semaine avant l’intrigant L’Effacement de Karim Moussaoui, un film étrange à la frontière du fantastique avec un héros saisi de violence (Sammy Lechea) qui fout le zbeul à Alger et qu’on qualifie déjà de « Joker arabe » sur Letterboxd.
La suite? Le festival de Cannes, bien évidemment. Mentionnons au passage qu’à l’heure où on vous parle, Kubi de Takeshi Kitano, Les Paradis de Diane de Carmen Jaquier et Jan Gassmann (qui nous a secoués au dernier FIFIB) et Tardes de Soledad, première incursion d’Albert Serra dans le monde du documentaire, reparti avec la Coquille d’or au dernier San Sebastián, n’ont toujours pas de date de sortie française.


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