Cannes 2024: Francis Ford Coppola, Noémie Merlant, Caroline Poggi, Jonathan Vinel, Agathe Riedinger, Yorgos Lanthimos, Coralie Fargeat, Alexis Langlois… Nos 20 attentes Chaos

20 films que l’on attend à Cannes 2024. Cela ne signifie pas que ce seront les meilleurs, seulement ceux qui, sur le papier, nous font terriblement envie. Comme chaque année, on ne demande qu’à être surpris par des films moins attendus. Mais, pour patienter, un bon teasing chaos de nos attentes.

Megalopolis de Francis Ford Coppola (compétition)
C’est le projet le plus fou de la compétition cannoise. Avec un budget estimé entre 100 et 120M, autofinancé par le cinéaste octogénaire après la vente d’une partie de son domaine viticole, Megalopolis fait figure d’anomalie. Mi-blockbuster mi-film d’auteur, le film nourrit tous les fantasmes, d’autant plus que, comme les Coppola des années 70/80, le tournage a été éreintant, proche de la catastrophe selon certains techniciens qui y ont participé. On sait finalement peu de chose sur le film en lui-même, si ce n’est qu’il s’agit d’une arlésienne, qui dure depuis plus de 20 ans. Après les évènements du 11 septembre 2001, Francis Ford Coppola a imaginé l’histoire d’une mégalopole en crise, et les enjeux de sa reconstruction. Un récit aux allures antiques, où se croisent des références à l’Empire Romain. Suite à une projection test qui a eu lieu à Los Angeles fin mars on a tout de même appris que Megalopolis met en scène la confrontation entre César (Adam Driver), un idéaliste architectural, et son ennemi juré, le maire de la ville Frank Cicero (Giancarlo Esposito). Une opposition entre deux visions: l’un veut embrasser l’avenir et construire une utopie avec des matériaux renouvelables; l’autre adopter une stratégie de reconstruction conservatrice, en employant des moyens de corruption afin d’affirmer son pouvoir. Entre ces deux hommes se trouve Julia (Nathalie Emmanuel), la fille mondaine du maire, jeune femme agitée qui a grandi proche du pouvoir et qui cherche un sens à sa vie. Megalopolis n’a toujours pas trouvé de distributeur international. Jugé trop expérimental, trop abscons, voire complètement raté par certains anonymes, le chemin de croix n’est pas terminé pour le réalisateur d’Apocalypse Now et Coup de cœur. Sa présentation en avant-première Cannes est un sacré pari. On se souvient que certains grands films malades comme Southland Tales de Richard Kelly en 2006 y avaient vécu l’enfer. En tout cas, le chaosmètre est au maximum. M.B.

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